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Mahamat Saleh Haroun : le 1e réalisateur tchadien de l’histoire !

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Son dernier film « Grigris » avec Anaïs Monory a été présenté en compétition officielle au festival de Cannes 2013. Mahamat Saleh Haroun est un réalisateur tchadien connu dans le monde entier.

Il est né en 1961 à Abéché et il fait ses études de cinéma à Paris au Conservatoire libre du cinéma français. Il a aussi suivi des études de journalisme à l’IUT Bordeau. En 1991, il réalise son premier court-métrage Tan Koul, mais il se fait surtout connaitre avec « Maral Tanié », son deuxième film en  1994. Un film qui raconte l’histoire du mariage forcé de la jeune Halimé avec un homme d’une cinquantaine d’années. Contrainte par ses parents au mariage la jeune femme se refuse à son mari.

En 1999, nouveau bonne presse avec « Bye Bye Africa ». Réalisateur pour le cinéma, il tourne aussi des documentaires. Il se fait notamment remarquer avec le documentaire Kalala. Ce film est le portait intime d’Hissein Djibrine, un proche de Haroun décédé en 2003 du sida.

En 2007, Mahamat Saleh Haroun reçoit plusieurs prix dans le monde pour son nouveau film, « Daratt l’histoire du jeune Akim »

Un an plus tard, il est fait chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres.

Sa belle histoire continue : en  2010 il reçoit le prix du jury à Cannes pour son film « Un homme qui crie ». Ce film retrace l’histoire tragique d’un homme et de son fils que la guerre civile au Tchad va séparer.

En 2011, il revient à Cannes, mais cette fois, il intègre le jury des longs métrages présidé par Robert De Niro lors du Festival de Cannes 2011.

Son interview à Télérama :
A quel stade de votre vie pourriez-vous envisager de ne plus faire de films ?
Quand je serai mort.

Vos films ont-ils une nationalité ?
Non.

Quel est le premier film que vous avez vu et où l’avez-vous vu ?
J’avais 9 ans. A cet âge-là, on se soucie peu du nom de l’auteur. Donc, je ne m’en souviens pas… Un film de Bollywood.

D’où vient votre envie de faire des films ?
De ce premier film « hindou », comme on dit au Tchad. Le sourire d’une belle comédienne m’a bouleversé. Un sourire adressé à la caméra. J’ai cru qu’il m’était destiné. Il a suffi d’un sourire pour que des désirs incommensurables se réveillent dans le cœur d’un petit Tchadien…

Filmographie : 
Long métrage
1999 : Bye Bye Africa (documentaire)
2002 : Abouna
2006 : Daratt
2008 : Sexe, Gombo et beurre salé
2010 : Un homme qui crie
2013 : Grigris

Court métrage
1994 : Maral Tanié
1995 : Bord’ Africa (documentaire)
1995 : Goï-Goï
1997 : Sotigui Kouyaté, un griot moderne (documentaire)
1997 : B 400
2001 : Letter from New york City
2005 : Kalala (documentaire)

Récompenses
1999 : Bye Bye Africa Prix du Meilleur Premier film à la Mostra de Venise
2006 : Daratt Prix spécial du Jury à la Mostra de Venise
2007 : Daratt Étalon de bronze de Yennenga et Prix de la meilleure photo au FESPACO
2010 : Un homme qui crie Prix du Jury au Festival de Cannes
2010 : Un homme qui crie Prix Robert-Bresson à la Mostra de Venise (décerné par l’Église catholique)

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