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Sandra Nkak : la camerounaise qui nous enchante

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Sandra Nkaké a été conçue à Paris mais elle est née à Yaoundé au Cameroun le 15 novembre 1973 d’une mère franco-camerounaise et d’un père camerounais. Sa mère travaille à l’Unesco, à Médecins du monde ou pour d’autres ONG. Ses parents se séparent assez tôt.  Jusqu’à 12 ans, elle a vécu un an sur deux à Paris et Yaoundé.  «J’ai eu une vie assez instable, en tout cas au niveau scolaire, mais en même temps cela ma donné cette force d’avoir l’impression que mon chez moi il était en moi».

Sa mère qui lui fait partager très tôt ses deux passions, la danse et la musique.  Son enfance est bercée par la musique de Nina Simone, Cat Stevens, Leonard Cohen, Miriam Makeba, Manu Dibango… Elle se souvient avoir fait une première fugue à  6 ans, mais c’est à 18 ans qu’elle quitte sa famille.

Elle se voit tour à tour devenir médecin, journaliste, puis prof d’anglais. Aux Inrocks, elle raconte : En arrivant à la fac à la Sorbonne, je chantais tout le temps, mais j’ai déchanté. Je ne m’amusais pas du tout, j’ai compris que je n’avais pas la vocation pour enseigner. Une copine m’a envoyée vers un groupe qui cherchait une chanteuse. C’était un groupe de funk, je ne connaissais pas cette musique. J’y suis allée au bluff et ça a marché. Je me suis retrouvée dans le milieu de la musique. Puis j’ai rencontré des comédiens, j’ai commencé à faire du théâtre. Je n’ai pas un souvenir galère de ces années. J’adorais être sur scène, je m’y sens plus naturelle que dans la vie. J’étais en permanence dans la curiosité et la rencontre, avec des projets collectifs et d’autres plus persos. Mais à un moment, il m’a manqué quelque chose, j’ai eu envie de créer mon petit chez-moi, sans savoir comment on faisait.

Au hasard d‘une audition, elle devient figurante et comédienne. Elle fait ses débuts dans les sorcières de Salem, dans une mise en scène de Thomas Ledouarec. Elle enchaine avec la même passion les films et téléfilms, mais elle accorde la même importance avec la musique.

Elle s’est fait connaitre en collaborant avec plusieurs artistes connus : Gérald Toto, China, Juan Rozoff, Tony Allen, Julien Lourau, Troublemakers, Nouvelle Vague, Booster, Ji Mob PUSH UP!. En 2008, elle sort son premier album solo, Mansaadi qui lui permet d’enchainer les concerts plus de  200 concerts dont une tournée en Afrique, au Brésil (où elle rencontrera Naná Vasconcelos) et au Mexique.

En avril 2009,  elle participe au disque collectif Les Amoureux au banc public en compagnie de Jacques Higelin, Spleen et Rodolphe Burger, elle participe au disque « Les amoureux au banc public » Ce collectif soutient une association de lutte contre les expulsions de couples bi-nationaux dont l’un des conjoints est en situation irrégulière.

Le 20 mars 2012, elle sort son second album, Nothing For Granted.

« Je trace ma route en essayant d’être le plus fidèle possible à ce que je suis, ce que j’aime. En tant qu’auditrice et spectatrice, c’est ce que j’attends d’une artiste, qu’elle soit entière. »

Une très jolie camerounaise qui n’a pas fini de nous enchanter et qui n’a jamais eu peur de prendre des risques : « L’idée, ce n’est pas que cela réussisse ou que cela foire. On s’en fiche ! L’idée, c’est de se dire « mais si on essayait ?. De toujours avoir cette flamme!»

Sandra Nkak n’oublie pas pour autant l’Afrique :«Qu’est-ce que être Africaine? Si ce n’est faire ce que je fais, à la fois porter le Cameroun en moi ainsi qu’une certaine forme de féminité qui s’affirme. Ce n’est pas si évident aujourd’hui d’être une femme entrepreneur, mère de famille et d’affirmer ses convictions ! »

Sa Discographie
2008 : Mansaadi, Cornershop/Naïve
2012 : Nothing For Granted, Jazz Village/Harmonia Mundi

Ses films
Au cinéma
1996 : Les Deux Papas et la Maman de Jean-Marc Longval
2004 : Casablanca Driver de Maurice Barthélemy
2009 : King Guillaume de Pierre-François Martin Laval
2011 : Toi, moi et les autres de Audrey Estrougo
2014 : Pas son genre de Lucas Belvaux

Théâtre
1994 : Les Sorcières de Salem, d’Arthur Miller, mis en scène par Thomas Ledouarec
1995 : Le Dindon, de Georges Feydeau, mis en scène par Thomas Ledouarec
1996 : Sans crier gare de Phyllis Roome, mis en scène par Alain Maratrat
1998 : Les Fils de Noé écrit et mis en scène par Léa Fazer
2001 : Zig-Zag de Phyllis Roome
2004 : Un Aller pas si simple de Praline Gay-Para et Sandra Nkaké, mis en scène par Abbi Patrix
2001 : Fantômas revient de Gabor Rassov, mis en scène par Pierre Pradinas, Théâtre de l’Union, Théâtre de l’Est parisien

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