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Tidjane Dème : le Sénégalais, patron de Google en Afrique francophone !

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En Afrique, il est l’un des acteurs les plus discrets mais certainement les plus influents. Tidjane Dème est un Sénégalais, âgé de 39 ans, qui est depuis quatre ans le patron de Google en Afrique francophone. Après avoir décroché son bac à Dakar C avec mention assez bien,  il décroche une bourse qui lui permet de faire de brillantes études en France – il est sorti de l’Ecole Polytechnique-  il a travaillé comme consultant dans l’industrie IT et Telco, pendant 5 ans, avant de revenir au Sénégal. « Je suis issu d’une famille où seul le savoir est valorisé. A part ça, il n’y a rien d’autre qui m’a poussé à être passionné de l’internet. Mais, je pense que l’éducation a été déterminante dans mon parcours. »

 A son retour, il monte plusieurs entreprises. « Je voulais accompagner les PME pour mutualiser les ressources et les permettre de bénéficier des nouvelles technologies. Mais ce projet n’a pas bien marché parce que l’environnement ne s’y prêtait pas. J’ai ensuite créé une société de conseil, un système d’information, avec une équipe de quatre à cinq personnes. » Il n’a pas peur de l’échec qu’il connait aussi : « Avant de créer une entreprise qui ait du succès, il faut bien se planter un certain nombre de fois. »

En 2008, Google qui l’a remarqué lui fait du pied. « Ils m’ont convaincu de les rejoindre pour ouvrir le bureau au Sénégal et m’occuper de l’Afrique francophone. » 

Le pari est pourtant risqué : « Dans une zone où Internet n’est pas encore développée, ce n’est pas évident de faire un tel projet et donc je ne me voyais pas faire ça. Les responsables de Google qui étaient venus au Sénégal, ont compris qu’Internet n’était pas développé dans la zone et leur approche était : « Dans quelques années, l’Afrique sera prête. Ce sera une grande opportunité de business pour nous ».

Pourquoi lui et pas un américain ou un expat ? « Les responsables de Google sont venus au Sénégal en disant qu’ils ne voulaient pas amener un expatrié. Ils voulaient quelqu’un qui a les compétences, qui comprend le pays, qui connaît le contexte et qui a déjà travaillé ici. J’ai fait mes études en Europe. J’ai travaillé en Europe et aux Etats-Unis. J’ai acquis des compétences dans le domaine de l’internet. Je suis venu au Sénégal, j’ai créé une société et j’ai travaillé dans l’environnement durant plusieurs années. Pour eux, c’était la combinaison qu’il fallait pour avoir le profil à qui ils peuvent confier le développement de leurs activités dans la région. »

Aujourd’hui, il fait le pari du contenu :« Il faut que les Africains produisent du contenu pertinent pour les Africains. Et nous avons décidé d’encourager ceux qui produisent du contenu intéressant, de grande qualité. Nous avons de voir comment travailler avec tout ce secteur pour que les puissent amener leurs contenus sur Internet et le faire de manière viable. »

Sa plus grande fierté : que les américains s’intéressent aujourd’hui aux startups qui voient le jour au Sénégal grâce à Google, notamment…

« Nous avons introduit chez Google l’idée de faire des interfaces Sms pour nos produits. Parce qu’en Afrique, tout le monde n’a pas encore Internet, mais tout le monde a un téléphone portable pour envoyer des Sms. On s’est posé la question suivante : « Avec Google Tchatche de Gmail, est-ce qu’on peut tchatcher directement avec quelqu’un sur son téléphone portable ? ». Et on a développé ce produit qui a beaucoup de succès au Sénégal, qui a été déployé en Afrique mais aussi en Asie en Amérique latine et partout ailleurs. Donc c’est un apport de l’équipe africaine de Google. Nous sommes devenus, sur beaucoup d’aspects, une source d’innovation pour Google. Ce qui est un bilan très positif pour nous car ça génère beaucoup d’attention et de respect pour la région et ça contribue à convaincre l’industrie Hi-Tech d’investir plus en Afrique où il y a l’innovation et de l’opportunité. »

Tidjane Dème a aussi lancé Youtube au Sénégal. « Google a une plateforme formidable qui est Youtube. Nous avons regardé les chiffres et nous avons constaté que Youtube était déjà populaire au Sénégal mais les producteurs ne pouvaient pas encore rentabiliser cette plateforme parce qu’ils ne connaissaient. Il y a donc un travail de sensibilisation et de formation et ensuite il faut mettre à leur disposition un certain nombre d’outils. »

Tidjane Dème sait que l’aventure ne fait que commencer : « Des études ont prouvé que chaque fois qu’on gagne 10% de pénétration d’internet, on gagne 1% sur le PIB. Dans le cas du Sénégal, c’est encore plus facile à illustrer. Ici le secteur télécom représente un pourcentage très important du PIB, certains même parlent de 12%. C’est donc un secteur porteur de croissance qui développe de l’emploi et des revenus pour le pays. Nous avons une formidable industrie de contenus culturels, audiovisuels qui intéressent le monde entier. Internet peut être un moyen pour distribuer ce contenu dans le monde entier d’une manière rentable pour cette industrie. »

Sa plus grande conviction :  » le jeune développeur, programmeur africain n’a rien à envier à l’Européen ou l’Américain »

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2 Comments

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  2. Marthe Gagnon

    FRAUDE FINANCIÈRE PERPÉTRÉE PAR LES MEMBRES DU GOUVERNEMENT DU QUÉBEC, DU CANADA, DE LA FRANCE ET ENTRE AUTRES DES ÉTATS-UNIS ENVERS LA POPULATION DE L’AFRIQUE TEL QUE LE FONT LES MEMBRES DES GOUVERNEMENTS DES PAYS INDUSTRIALISÉS TEL LE CANADA ENVERS LES FEMMES ET LES JEUNES FILLES AUTOCHTONES DU CANADA. Avisez s’il-vous-plaît la Cour Pénale Internationale et le Tribunal pénal international de La Haye car ces criminels au Gouvernement, hommes et femmes et tous partis inclus, gouvernent illégalement et sadiquement alors qu’ils ont perpétré une fraude financière mondiale sans précédent dans le monde depuis la crise de 1929 à la Bourse et ont même fait pire qu’Hitler croyez-moi. Lire le contenu de mes profils sur Facebook et Google+ où j’ai commencé à les dénoncer pour ma protection. Ils utilisent même des procédés de sectes dangereuses pour faire peur à leurs victimes ou pour les amener au suicide, y compris Justin Trudeau, Philippe Couillard, Pauline Marois, Stephen Harper qui ont même fraudé, ridiculisé et amené au suicide des milliers de personnes et de vétérans floués par eux de complicité avec celui qui les assure en assurance-collective Dean A. Connor de la compagnie Sun Life dorénavant appelée Financière Sun Life et où Claude Béland en était le prédécesseur à la présidence, un complot pour fraude financière rendu au Ministère des Institutions Financières du Gouvernement.

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