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Gervais Djondo : président d’Asky et cofondateur d’Ecobank. Un modèle pour l’Afrique

djondo

Très discret, l’ancien ministre togolais donne espoir à plus d’un avec ses projets pharaoniques qui donnent une nouvelle image à l’Afrique.  A 76 ans Gervais Koffi Gbondjidè Djondo est co-fondateur de la banque panafricaine Ecobank  et président d’Asky Airlines, la compagnie aérienne africaine qui fait voyager plus de 8 000 passagers par semaine.

Avant 1994, personne ne donnait crédit à son idée de création d’une banque panafricaine moderne. Aujourd’hui, son groupe Ecobank est présent dans  33 pays d’ Afrique de l’Ouest, centrale, orientale et australe – Angola, Bénin,  Burkina Faso, Burundi, Cap Vert, Cameroun, République centrafricaine, Tchad, Congo Brazzaville, République Démocratique du Congo, Côte d’Ivoire, Guinée équatoriale Guinée, Gabon, Ghana, Gambie, Guinée, Guinée Bissau, Kenya, Libéria, Malawi, Mali, Niger, Nigeria, Rwanda, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal, Sierra Leone, Afrique du Sud, Tanzanie, Togo, Ouganda, Zambie et Zimbabwe .-

Le Groupe dispose également d’une opération sous licence à Paris et des bureaux de représentation à Beijing, Dubaï, Johannesburg, Londres et Luanda.

Gervais Djondo explique la réussite de son projet par la rigueur et l’esprit d’unité. « Vous voyez la force africaine réside dans l’unité ; ce que nous pouvons appeler  se mettre ensemble. Si on se met ensemble, les informations qu’on passe partout sont les mêmes et mieux reflétées. Et c’était la première expérience du secteur privé en matière de finance, de se retrouver ensemble, de dépasser ce clivage. C’est ça qui a donné le succès. Il faut aussi dire qu’il faut savoir recruter et c’est ça la rigueur », a-t-il déclaré dans une interview accordée à RFI.

En 2011, Gervais Koffi Djondo, président du conseil d’administration de « Asky Airlines », préside à Lomé, la cérémonie de lancement de la compagnie aérienne. Pour la première fois, un avion d’Asky survole le ciel africain. Le projet a été timidement accueilli par la population africaine. Les premiers vols de la compagnie comptaient à peine 10 passagers.

Un an plus tard, succès total. Djondo a imposé Asky dans le ciel africain. Les vols sont pleins et la compagnie compte 8 000 passagers par semaine sur ses différentes lignes (Afrique de l’Ouest et Afrique centrale), avec un taux de remplissage de 80%. Sur d’autres lignes, les surcharges enregistrées ont poussé au renforcement de la flotte.

Il a une grande ambition pour cette compagnie : « Mon vœu le plus cher, c’est que les compagnies aériennes africaines réfléchissent à l’avenir de l’aérien en Afrique en développant les projets de fusion des différentes compagnies, afin de se mettre ensemble pour vivre et survivre et parvenir à la maîtrise de notre espace aérien ; car aucun pays, à l’heure actuelle, ne peut seul tenir face à la crise et à la concurrence virulente des compagnies occidentales, qui font suffisamment de profit dans notre espace. Asky est pour nous une compagnie d’intégration africaine. Nous avons à ce jour un personnel de 250 personnes, issues de plusieurs pays du continent, car l’intégration du continent est la seule voie par laquelle l’Afrique trouvera son salut, à travers un marché régional commun, surtout au moment où l’Occident est rudement frappé par une crise économique et financière sans précédent. (…)  De la même manière que nous avons réussi à faire d’Ecobank une banque panafricaine présente dans l’ensemble des pays du continent et au-delà de nos frontières, nous pensons en faire de même pour Asky Airlines. »

Gervais Koffi Gbondjidè Djondo a étudié à l’Institut des Hautes Etudes d’Outre-mer et à l’Institut des Sciences Sociales du Travail de l’Université de Droit et Sciences Economiques de Paris.

Ancien boursier togolais, il a d’abord été chef de la Circonscription Administrative (Préfet) de Lomé, puis Directeur Général de la Caisse de Compensation, des Prestations Familiales et des Accidents du Travail du Togo. Il a été délégué pour le Togo du Groupe dit Société Commerciale de l’Ouest Africain (SCOA) avant d’être porté en 1978 à la tête de la Chambre du Commerce, d’Agriculture et d’Industrie du Togo.

L’ancien ministre de l’industrie a également dirigé la Caisse de compensation, des prestations Familiales et des Accidents du Travail du Togo, actuelle Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss).

La réputation du Togolais a dépassé les frontières du continent africain. Il a reçu plusieurs distinctions. La dernière en date  lui a été décernée 20 septembre 2013 à New York aux Etats-Unis par le magazine ‘African Business’.

« Je suis très heureux et très ému parce que je ne m’y attendais pas du tout. C’est un symbole pour la jeunesse africaine, pour le jeunes africains qui se lancent dans l’entrepreunariat’ », avait-il déclaré à la presse.

Par Roger Adzafo

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3 Comments

  1. Josias GASSESSE

    La fierté de l’Afrique ne peut provenir que des Africains.
    Il est beaucoup d’Africains qui ont des moyens à mettre au développement du continent mais préfèrent l’investir en occident, ou plutôt l’utilisent à des fins politiques pour la conquête du pouvoir en complicité avec les occidentaux faisant de l’Afrique une poudrière. Résultat : des milliers de tués, des milliers de déplacés, des milliers d’affamés.
    Au Togo, des gens ont plus de moyens que Gervais Koffi Gbondjidè Djondo dont les œuvres sont aujourd’hui un grand élan pour l’Afrique en matière d’intégration et d’emploi. Tata Avlessi, ex président de la FTF est aussi à féliciter pour le développement de sa localité d’origine, cela éviterait l’exode rural par exemple et assurerait une bonne politique de décentralisation.
    Ce qui importe est que quelque soit l’origine des richesses, il faudrait qu’elles soient bénéfiques aux autres par des initiatives comme celles-là.
    Au lieu de laisser fonds pourrir dans les caniveaux ou de les laisser profiter aux banques occidentales ou encore de les utiliser au financement des guerres et du terrorisme, si chacun en faisait autant ?
    Toutes mes excuses, mais c’est juste un avis.
    Merci

  2. Stephan

    Bien pensé, respect. Mais il est bien africain ?

  3. slt grand papa jesuis le fils de monsieur djondofrancois ce monsieur que vous pouvez connaissez parle de vous surtout votre enfance ce qui ma pousser a faire larecherche

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