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Joey Le Soldat : un 2e album très remarqué du rappeur Burkinabè

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Joey Le Soldat fait le buzz avec la sortie de son 2e album.

À 28 ans, le rappeur burkinabè Joey Le Soldat est en promo de son nouvel album « Burkin Bâ ».

Il s’était fait connaitre il y a deux ans avec son premier album,  La parole est mon arme. Il déclare alors : « Le seul truc qui marche, chez nous, c’est la bière. Il y a des bars partout à Ouaga… Les gens vont boire, puis chercher ce qu’il faut pour nourrir leurs familles. Ils n’ont pas le temps de réfléchir à ce qu’il se passe« .

Ce rappeur vit toujours à 28 ans chez ses parents. En attendant de vivre complètement de la musique, il enchaine les petits boulots :  jardinier, barman and co.

Diplômé en lettres modernes, il donne aussi des cours du soir à des enfants de son quartier. Il n’oublie pas d’où il vient. Il est le fils d’une famille de neuf enfants. Il a vu son père fonctionnaire à la retraite, devoir ouvrir une boutique pour nourrir la famille et sa mère vendre des arachides au bord de la route pour lui permettre de faire des études.  

Il a décroché une licence en lettres modernes en 2009.

Il a découvert la musique à l’adolescence avec le rap et  le Wu-Tang Clan à 14 ans. « J’ai alors commencé à écrire mes textes et j’ai monté un premier groupe, Phénomène.$ »

La suite, il la raconte au site Jeune Afrique : « J’ai d’abord participé à des freestyles dans les concours organisés à la radio ou dans la rue ; c’est là que j’ai peaufiné ma technique. C’est la débrouille ici. Je monte moi-même des sound systems dans mon quartier avec des planches et des vieux pneus de camion pour faire la scène. »

Son nom de scène est un hommage à son grand-père ancien tirailleur,

« J’essaie de privilégier ma langue maternelle. Ça me permet de faire exister ma culture au-delà des frontières. Je suis mossi et je n’oublie pas d’où je viens »

il est le deuxième talent de l’écurie Tentacule Records, un label bordelais qui ne ménage pas ses efforts pour voir émerger une jeune génération de rappeurs underground de Ouagadougou, au Burkina Faso.

Il veut aussi secouer la jeunesse de son pays : « On peut changer notre condition ! La jeunesse doit avoir plus d’ambition, développer l’initiative privée et ne plus attendre tout de l’Etat. C’est aussi par là que démarrera le changement. »

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