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Alami Lazraq : l’architecte marocain devenu bâtisseur, et grand collectionneur !

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Il est l’une des plus belles réussites africaines. Le marocain Alami Lazraq, le patron du groupe marocain Alliances a bâti un véritable empire immobilier sur le continent. Quand il ne travaille pas il se consacre à son autre passion, l’art contemporain. Son rêve : ouvrir à Marrakech un musée dédié à l’art contemporain marocain et africain d’une superficie de 6 000 m2 et pour un coût estimé à 20 millions d’euros. Inauguration prévue en 2016.

Cette passion pour l’art, il l’a partage avec son épouse Farida. Le couple a une très bonne côte auprès d’artistes africains comme le Béninois Romuald Hazoumé, le Congolais Chéri Samba (RD Congo) ou l’Ivoirien Frédéric Bruly Bouabré . « Je suis persuadé que l’art fait partie du contrat social. L’art contemporain accompagne la modernité du Maroc. Il me semblait donc évident de créer une fondation pour contribuer au rayonnement de la culture de mon pays. »

Avec enthousiasme, il s’empresse d’ajouter  : «  Honnêtement, je n’ai jamais pensé faire une collection d’entreprise. J’ai d’abord acheté des œuvres pour moi, et quand la société s’est mise à gagner de l’argent, j’ai commencé à en acheter pour elle »

On dit qu’il possède 500 œuvres “essentielles” de l’art marocain et africain. Il s’intéresse aussi à l’art contemporain chinois.  “Certains doivent se dire que je suis fou. Personne ne m’oblige à le faire, mais comme je ne m’imagine pas vendre une seule œuvre, et que je ne peux pas tout exposer, j’ai pensé à un musée. C’est un devoir de participer au développement culturel de mon pays.”

Le parcours de cet architecte qui a introduit sa société à la Bourse de Casablanca, en juillet 2008 est étonnant. Il fait aujourd’hui partie des 50 plus grandes fortunes africaines par le magazine américain Forbes ! Il a commencé sa carrière comme chef d’études au ministère des Habous et des Affaires islamiques (1976) puis il a été directeur général de l’Établissement régional d’aménagement et de construction de Marrakech-Tensift (1978), puis il a dirigé le pole immobilier d’Omnium nord-africain (holding royal, entre-temps rebaptisé SNI).

Il crée son groupe Alliances en 1994, il arrive à passer une convention d’exclusivité avec Risma, filiale d’Accor. Vingt ans plus tard, Alliances est un empire diversifié : hôtellerie, promotion immobilière, logements sociaux et intermédiaires, travaux publics…

A 63 ans ne lui parlez surtout pas de retraite ! Sa notoriété et son expérience lui ouvrent encore bien des perspectives : « L’expertise marocaine y est très demandée ».

Son objectif est d’augmenter clairement la part du continent (hors Maroc) dans ses revenus : 15 % en 2014, puis de 25 % à 30 % à l’horizon 2016.

Et de préciser : « Pourquoi l’Afrique ? D’abord, c’est le continent d’avenir. Tout y est à faire. Le groupe Alliances se prépare à y aller depuis longtemps. Les banques marocaines y sont déjà bien installées et constituent un relais de choix pour les investisseurs marocains. Nous nous rendons compte qu’en Afrique, il y a un besoin important en logements sociaux. Tous les pays sont demandeurs, sauf qu’il n’y existe pas de facilités pour le financement des acquéreurs sur le long terme. Le besoin ne se fait pas seulement ressentir au niveau du logement social, mais aussi au niveau des autres segments, surtout au niveau des infrastructures. C’est la raison pour laquelle cela nous intéresse beaucoup. Nous commençons par la Côte d’Ivoire, pays dont le gouvernement nous a sollicités. Ensuite, il y a le Nigeria qui est un énorme marché, puis le Gabon. »

Un entrepreneur qui n’a pas fini de faire parler de lui…

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