Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Cap-vert, Congo, Côte d’Ivoire, Djibouti, Erythrée, Éthiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-bissau, Kenya, Libéria, Malawi, Mali, Mozambique, Namibie, Somalie, Soudan

Santé: la médecine traditionnelle ivoirienne, un modèle pour la sous-région

medecine

En Côte d’Ivoire les tradipraticiens ne sont plus assimilés à des charlatans comme dans plusieurs pays d’Afrique. Depuis un mois, un  nouveau pavillon ouvert au centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Treichville abrite les médecins (de la médecine conventionnelle) et les tradipraticiens qui travaillent en collaboration. Cette confiance instaurée est le fruit de la bonne organisation du secteur de la médecine traditionnelle en Côte d’ivoire ; un exemple qui force l’admiration des pays voisins

Le Programme National de Promotion de la Médecine Traditionnelle (PNPMT) a pris une sérieuse option sur ses voisins de la sous-région.  Grâce aux travaux de l’ethnobotaniste Laurent Aké Assi, décédé le 14 janvier 2014, il est recensé 1421 espèces de plantes médicinales intervenant dans la médecine traditionnelle. Certaines de ces plantes ont été utilisées dans la fabrication des médicaments autorisés et vendus en pharmacie.

Selon Kroa Ehoulé directeur du PNPMT, interrogé par scidev.net, cinq millions de malades sont suivis et traités chaque année par les tradipraticiens. Pour ce dernier, il n’y a point de concurrence entre la médecine traditionnelle et la médecine conventionnelle. En effet selon les chiffres publiés par le ministère ivoirien de la santé, la Côte d’Ivoire dispose d’un médecin pour 9 000 habitants. Les tradipraticiens qui sont au nombre de 8500 répartis dans 12 régions du pays constituent un appui incontournable en matière de santé.

Pour une meilleure organisation du secteur, le PNPMT a mis au point le TPS, un logiciel permettant d’identifier les acteurs de la médecine traditionnelle en Côte d’Ivoire.  Cet outil qui sera vulgarisé dans l’Afrique de l’ouest, fascine les parlementaires ivoiriens. « Si nous sommes mieux informés, nous pouvons faire des propositions concrètes et amener nos collègues à adopter des lois concernant la pratique de la médecine traditionnelle en Côte d’Ivoire », déclaré laha Clarisse Kayo, présidente de la commission science, recherche, technologie et environnement de l’Assemblée Nationale ivoirienne.

 

A lire aussi :

2 Comments

  1. DREPEUBA DREWI

    Je crois sans réserve en la médecine traditionnelle je recherche un guérisseur de l’oligospermie

Trackbacks / Pings

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *