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Bernard Fokou : Le patron camerounais aux multiples casquettes

bernard

« L’argent n’aime pas le bruit ». Ce dicton populaire en Afrique cadre avec l’histoire du Camerounais  Bernard Fokou, le propriétaire du groupe éponyme. Malgré l’immense étendue de ses affaires qui couvrent l’Afrique centrale, l’homme reste peu bavard et évite la presse autant que possible. Spécialisé dans l’agroalimentaire et la construction, le groupe Fakou s’est fixé comme objectif d’offrir à ses concitoyens des aliments sains et des logements décents.  L’homme aux multiples  casquettes entend lancer prochainement au Cameroun, une usine de transformation du fer à Kribi au sud du pays.

30 milliards de F CFA (46 millions d’euros), tel est le montant que Bernard Fokou entend investir dans son nouveau projet. Sa nouvelle société sera spécialisée dans la fabrication du fer à béton et d’autres produits dérivés du minerai. Déjà propriétaire de la société « Les Aciéries du Cameroun », cette nouvelle initiative de Bernard Fokou renforcera sa présence sur le marché métallurgique africain.

Qui est  Bernard Fokou ?

Difficile de faire une biographie complète de l’homme d’affaire camerounais. La presse ne fait pas partie des proches amis du natif Bansoa. Il a effectué ses premiers pas dans le monde des affaires en obtenant  en 1980 l’exclusivité de la fourniture  des restaurants universitaires du pays en vivres frais.

Important fournisseur de l’Etat camerounais, Bernard Fokou  est devenu avec la crise qu’a connue le pays, un créancier de l’Etat.  Selon le magazine Jeune Afrique, Il parvient à faire transformer cette dette en obligations du Trésor à coupon zéro qu’il place ensuite auprès des banques. Et récupère alors une somme très importante.

Un groupe en expansion

Bernard Fokou est aujourd’hui propriétaire de plus d’une dizaine de sociétés spécialisées dans divers secteurs (agroalimentaire, métaux, construction…) . Le groupe Fokou intervient dans la distribution et la fabrication. Ses principales sociétés sont Foberd ( BTP), Sofamac (plasturgie), Smalto (fabrication des peintures), Bocam (gestion des déchets), OAC (courtage), Sotrascam (transit), New Foods (agroalimentaire), SCTB (transformation du bois), Sofavinc et Emif (Boissons et spiritueux).

Pour assurer la relève, Bernard Fokou compte sur sa progéniture.  Ses enfants  Trésor  et Anicet  sont respectivement à la tête de Sofavinc et Fokou Distribution. Il est cependant  reproché au groupe, la non publication de ses chiffres.  Le groupe Fokou se garde de dévoiler ses résultats et son tour de table demeure une énigme, indique Jeune Afrique sur son site.

 

 

 

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5 Comments

  1. ngogue kamdjo r

    si tous les camerounais investissaient comme ce monsieur on ne devait pas avoir de chômage au Cameroun bravo le vieux

  2. ngogue kamdjo r

    comment faire pour travailler dans ce groupe

  3. gowacho

    i have been working in this ‘groupe’ for over 12 years with salary paid before the third day of each months.No arreas.
    Cameroonian entrepreneurs should not only used the money they have to enslave others but should copy the example of mr Benard Fokou and his success in other to reduce unemployment. More greesse to ur elbow sir.

  4. ZAMNA

    Laakam!! coe aiment bien l’appeler ses plus proches, c’est un meilleur exemple de patriotisme que cet homme a voulou étaler aux yeux du monde. j’ai encore ce souvenir des années de grande crise économique au cameroun, concours de la fonction publique gélés, fermetures des stés d’état. cet homme a pris le courage d’ouvrir les agences un peu partout dans toutes les 10 provinces du pays et résorber à sa manière le chômage. la patrie lui doit une reconnaissance

  5. congratulations sir !!!

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