Côte d’Ivoire

Côte d’Ivoire : promotion des emplois verts pour résorber le chômage des jeunes

ONG-GPCE-Bono

Le taux élevé de chômage en Côte d’Ivoire constitue une préoccupation pour les autorités et les organisations internationales.

Selon les chiffres avancés par le Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD), en l’espace d’une décennie ce taux est passé de 8,9% en 1998 à 13,1% en 2002, puis à 15,7% en 2008.

Il parait alors clair que les jeunes sont les plus touchés par ce fléau. Les deux tiers de la population active au chômage ont un âge compris entre 15 et 30 ans, quand le taux de chômage global moyen pour les personnes âgées de 15 à 45 ans est estimé à 23%.

Face à cette « triste réalité », la Côte d’Ivoire entend promouvoir les emplois verts pour « résoudre le problème du chômage » des jeunes.

Pour la directrice régionale de l’Environnement des Lacs (centre) Hélène Bragori, la promotion des emplois écologiques appelés « emplois verts » s’inscrit dans la mouvance du développement durable prôné par la communauté internationale.

Mme Bragori a plaidé pour une orientation des jeunes vers « ces secteurs porteurs », faisant état de la nécessité d’édifier des villes vertes, en accordant une place de choix à la nature et à l’environnement.

Pour leur part, des experts ont soutenu que les emplois verts constituent un arsenal pour l’autonomisation des jeunes.

Plusieurs emplois ont été identifiés par ces experts dans le ramassage, le traitement et la transformation des ordures ménagères, mais également dans le reboisement ou encore dans la création de petites unités de production d’énergie, aussi bien en zones urbaines que rurales.

Lors d’une rencontre avec des acteurs sociaux, le ministre ivoirien de l’Environnement Rémi Allah-Kouadio avait souligné que la politique des emplois verts, au-delà de son objectif de préservation de l’environnement, visait à placer la question du développement durable au cœur de toutes initiatives de croissance économique.

Pour celui-ci, la protection de la nature s`inscrit dans la droite ligne de la politique environnementale du pays.

Le ministre avait ainsi noté que les opportunités qu’offrait l’économie verte en matière de création d’emplois étaient tangibles.

 

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