Cameroun

Ecrans Noirs 2014 : le film « Adios Carmen » remporte l’Ecran d’or

aadios caramen

L’édition 2014 du festival du film africain, Ecrans Noirs a refermée ses portes avec le triomphe du film marocain « Adios Carmen ».

Produit en 2012 et réalisé par Mohamed Amine Benamraoui, le film a remporté samedi dernier à Yaoundé (Cameroun), l’Ecran d’or, le prix le plus prestigieux du festival.

« C’est le film qui nous a tous séduit dans le jury », a fait savoir, Gerard Essomba qui présidait le jury de la catégorie « Longs et courts métrages » pour cette édition.

Au cours de la même cérémonie, d’autres acteurs du cinéma africain ont également été récompensés.

Ainsi, Noureddine Saïl, actuel directeur du Centre cinématographique marocain, a reçu le Prix Charles Mensah (Ecran d’honneur) récompensant sa « vie de combat pour le cinéma ».

L’actrice Viviane Sidibé du Mali a été élue meilleure comédienne pour le rôle jouée dans le court métrage «Toile d’araignée».

L’acteur zimbabwéen Nach a été primé pour son rôle dans le film « Dust and fortunes » au titre de meilleur comédien.

L’Ecran du court métrage a été décerné à Patricia Kwende pour le court métrage « L’appel ».

Le prix de la Meilleure révélation féminine au Cameroun a été décerné à Cynthia Elisabeth Ngono tandis que le celui du meilleur interprète masculin a été décerné à Godlove Nkany Nkai du film «The African Guest ».

Le dernier prix décerné par ce jury, a été décerné à « Ntah’napi » des réalisateurs Stéphane Ousmane et Sergio Marcello au titre de Prix du meilleur film camerounais.

Chacun des lauréats a reçu un trophée ainsi qu’un diplôme.

Synopsis de « Adios Carmen »

Tourné en amazigh et diffusé avec un sous-titrage en français, le film « Adios Carmen » raconte la vie du jeune Amar, la dizaine, dans le Rif marocain des années 1970. La vie de ce garçon prend un tournant au moment où sa mère décide de rejoindre son mari en Belgique pour six mois, le laissant avec Hamid, son oncle. Maltraité, affamé au quotidien par ce dernier, Amar se verra obligé de quémander – sans grand succès – du pain pour manger. Les misères du jeune garçon s’estompent lorsqu’il fait la rencontre de Carmen, Espagnole émigrée au Maroc avec son frère à cause du régime franquiste en Espagne.

Carmen prendra Amar sous son sein et lui fera découvrir le cinéma dans un ciné-club qu’elle tient avec son frère Juan. De nouvelles misères, de jalousie cette fois, naitront entre Amar et son oncle à cause de l’amour de Carmen pour le jeune garçon que l’adulte ne peut avoir. Après la mort de Franco en Espagne et voyant naitre une inimitié avec leurs voisins marocains, Juan et sa sœur décident de rentrer en Espagne. Une seconde maman de perdue pour Amar avec le départ de Carmen et un profond dépit. C’est dans une profonde tristesse qu’il dit : « Adios Carmen» voyant sa protectrice mettre les bagages dans la voiture. La fiction s’achève sur une note positive puisque la mère d’Amar rentre de Belgique pour retrouver son fils et l’emmener avec elle en Europe.

 

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