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« Sotto Vocé » : le film de Kamal Kamal lauréat du prix Ousmane Sembène

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Le long métrage de 1h 40 min, Sotto Vocé (la Voix Sourde) du réalisateur marocain Kamal Kamal a remporté samedi dernier, le grand prix baptisé « Ousmane Sembène » lors de la 17è édition du Festival du Cinéma Africain de Khouribga (FCAK).

Présidé par le réalisateur ivoirien Timité Bassori, le jury s’est accordé sur l’originalité de ce film.

L’œuvre parle d’un passeur marocain, Moussa, en charge de faire passer des groupes de clandestins, à travers des montagnes algériennes, vers le Maroc.

Sotto Vocé est également un film de reconstruction de deux âmes qui ont en commun la souffrance.

Le prix Ousmane Sembène vient confirmer des prix nationaux du Festival de Tanger que Sotto Vocé a reçus en février dernier. 

« Je suis content. C’est le fruit du travail des techniciens, des acteurs. Bref, de tout le monde », a déclaré Kamal Kamal en recevant son prix.

Au cours de la cérémonie d’autres prix ont également été décernés

Entre autres, WAKA de la réalisatrice Camerounaise Françoise Ellong a reçu le prix du Jury alors que celui du scénario a été décerné au réalisateur marocain, Mohamed Benamraoui, pour son premier long-métrage « Adios Carmen ».

Le Sud-Africain Andrew Worsdale s’est vu attribuer le prix de la meilleure réalisation pour sa romance noire « Poison Durban » alors que le prix « Don quichotte » est revenu à Justice Mokoena Chapwanya du Zimbabwe pour son film « Dance and Fortunes ».

Le  prix du meilleur acteur est revenu à Khalid Abou Naja, acteur dans le film « Villa 69 » de la réalisatrice égyptienne Ayten Amine, alors que celui  de la meilleure interprétation féminine est revenu à Prudence Maidou, pour son rôle  dans « Dakar Trottoirs » du réalisateur sénégalais Hubert Laba Ndao.

Les prix des seconds meilleurs rôles sont revenus respectivement à la Centrafricaine Anais Monory du film « Gris Gris» du réalisateur tchadien Mohamed Salah et Mohamed Choudi, acteur marocain du film  Sotto Voce.  «Je suis heureux d’avoir ce prix qui confirme mon identité africaine »,  a dit Mohamed Choudi.

Par ailleurs, le jury a décerné une mention spéciale au film « Le Pardon » du réalisateur rwandais Joel Karekezi.

Il faut noter que le festival cinématographique de Khouribga a déjà 37 ans d’existence. L’Office Chérifien des Phosphates (OCP), la première entreprise publique du Maroc, est son premier sponsor.

Au total 14 films représentant 13 pays africains étaient en compétition pour cette année qui a rendu hommage au réalisateur marocain Abderrahmane Tazi, en reconnaissance de ses œuvres cinématographiques.

À la cérémonie de clôture, son film « Badis » a été projeté, suivi de témoignages sur sa personne.

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