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Mathieu Kérékou : l’incroyable anniversaire de l’ancien Président du Bénin

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Ce grand homme que certains surnomment « Le Caméléon » et pour d’autres, « L’homme aux lunettes fumées », a soufflé mardi dernier, sa 81e bougie.

Et oui, le Général Mathieu Kérékou, l’ancien Président du Bénin vient d’avoir ses 81ans.

Ce dernier a marqué l’histoire du Bénin de ces cinquante dernières années. Et c’est ce qui fait sa particularité.

Quand bien même qu’il n’est plus au pouvoir, l’homme  continue de peser à sa manière sur la vie politique béninoise.

Pour marquer de façon symbolique cet évènement heureux, une délégation de la Fondation portant son nom « la Fondation Mathieu Kérékou » s’est rendue à son domicile sis non loin du carrefour des trois banques à Cotonou.

A travers des chants et danses, la délégation a rendu un vibrant hommage à l’homme qui a dirigé le Bénin pendant 27ans : d’abord durant 17ans d’affilée de 1972 à 1990, pendant la Révolution marxiste-léniniste qu’il a lui-même instaurée deux ans après sa prise de pouvoir par coup de force, ensuite, pendant deux mandats de cinq ans à l’ère du « Renouveau démocratique ».

Notons que le président n’est pas sorti pour rencontrer ses hôtes. Selon des sources proches de la famille, M Kérékou est actuellement souffrant.

Son épouse a donc promis de les rappeler pour une fête à une date ultérieure.

Né le 2 septembre 1933 à Kouarfa non loin de  Natitingou, Mathieu Kérékou  a été le président de la République du Dahomey, puis de la République populaire du Bénin du 26 octobre 1972 au 1er mars 1990 puis celui du Bénin du 4 avril 1996 au5 avril 2006.

Après avoir étudié dans des écoles militaires au Mali et au Sénégal, Mathieu Kérékou servit d’abord dans l’armée française puis dans l’armée du Dahomey où il obtint le grade de major.

Il prit le pouvoir lors d’un coup d’État le 26 octobre 1972. Il fit mettre en prison les trois précédents présidents. En 1975, il renomma alors le pays République populaire du Bénin et mit en place un gouvernement marxiste-léniniste surveillé par le Conseil national de la révolution (CNR).

Il mena une politique de répression contre tous les opposants au régime et surtout contre les intellectuels dont beaucoup durent se réfugier à l’étranger. Il entreprit une vague de nationalisations de banques et de l’industrie pétrolière.

Contrairement à d’autres chefs d’État africains, sous la pression des médias, des intellectuels et de l’opinion publique, Kérékou n’a pas pu modifier la Constitution qui limite l’âge auquel il est possible d’accéder à la présidence ainsi que de briguer plus de deux mandats. Nicéphore Soglo subit la même contrainte d’âge.

Peu avant le scrutin et après les résultats du premier tour, Kérékou a laissé planer un doute sur sa régularité, non confirmé par les observateurs internationaux, ce qui pourrait laisser suggérer quelques réticences de Kérékou à abandonner le pouvoir.

Néanmoins, les élections de mars 2006 se déroulent normalement, et l’élection de Yayi Boni, l’actuel Chef d’Etat béninois, met fin à 27 années de pouvoir de Mathieu Kérékou.

 

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2 Comments

  1. Hamisse seriki

    Le president mathieu kerekou nous manque beaucoup ,il est deveni prophete pous , parceque depuis que le prophete est parti , le monde n’est plus monde . Pour cela il nous manque il y a trop du desodre au benin actuel

  2. yessoufou issiakou

    Le meilleur president au benin, nous a quitter, que son ame repose en paix

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