Mali, Politique

Paix et sécurité au Sahel : environ 300 jeunes africains à Bamako

cnj-0001 Le Conseil National de la Jeunesse (CNJ) du Mali a invité mardi les jeunes du Sahel à « poser les jalons d’une paix durable »  en vue d’endiguer la crise cyclique qui secoue les pays du sahel depuis des années. C’était en marge d’un forum réunissant environ 300 jeunes africains autour du thème « Paix et sécurité au Sahel ».

Les participants sont issus d’Afrique du Sud, du Bénin, du Burkina Faso, de la Centrafrique, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, du Maroc, de la Mauritanie, du Nigeria, du Sénégal, de la Tunisie.

Ils débattront de « Crises sécuritaires dans l’espace sahélo-saharien : causes et état des lieux » et de « Dialogue intergénérationnel, en rapport avec l’intégration et la renaissance africaine ».

Sont attendus des orateurs comme l’Envoyé spécial de l’ONU au Mali, le Hollandais Bert Koenders et le représentant de la CEDEAO, Abdou Cheaka Touré, et des chercheurs réputés comme le Français André Bourgeot et l’ex-ministre sénégalais Cheick Tidiane Gadio.

En ouvrant les travaux de cette rencontre de trois jours, le chef de l’Etat malien, Ibrahim Boubacar Keïta a souligné que « Notre pays, ce havre de paix, a subitement a été la cible des bandits armés et narcotrafiquants de tout acabit voulant imposer au paisible peuple un islam archaïque ». « Tous les pays du sahel ont un destin commun et doivent conjuguer les efforts afin de contrer cette crise avec son corollaire de victimes civils et militaires ».

Il a salué l’initiative du Conseil National des Jeunes pour avoir invité toute la jeunesse d’Afrique et du monde au Mali afin de discuter sur la crise qui secoue les pays du sahel.

Pour Mohamed Salia Touré, le président du Conseil National des Jeunes du Mali  « le temps des discours généreusement moralisatrices et mensongèrement flatteurs est révolu, le temps des actes puissamment mobilisateurs et véritablement fédérateurs est maintenant advenu ».

M Touré soutient que la jeunesse africaine a désormais conscience de la force qu’elle représente et qu’elle sait, malgré sa supposée inexpérience et sa prétendue insouciance politique, qu’elle est une force novatrice en faveur de l’essor du continent.

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