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Charly Templar : meilleur Dj et meilleur mentor aux AAMMA Awards 2014

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Le Cameroun est de nouveau honoré par l’un des ses fils, le disc-jockey professionnel, Charly Templar.

Ce travailleur social en Australie a remporté le 06 septembre dernier,  deux trophées aux AAMMA Awards 2014 à Sydney dans les catégories « Best Dj » et « Best Mentor ».

La cérémonie de récompensé s’est déroulée au Riverside Theatres, Parramatta.

Dans un entretien avec nos confrères du Journal du Cameroun,  Charly Templar  revient sur son parcours, parle de sa vie en Australie et reprécise les contours de ce concours dont il est doublement lauréat.

Lecture…

Pouvez-vous vous vous présenter à notre public ? Comment vous êtes-vous retrouvé en Australie ?

Salut à tous les lecteurs. Je suis Charly Templar, Travailleur social et DJ Professionnel. J’ai quitté le Cameroun en Mars 2007 pour la Thaïlande ou j’ai reçu une bourse d’étude pour faire une Maitrise. Quelque temps plus tard, j’ai commencé à travailler comme enseignant et DJ les week-end à Bangkok. En janvier 2011, j’ai décidé de me trouver un nouveau challenge en acceptant un contrat de 6 mois au Koweit comme enseignant dans une école internationale.

En Juillet 2011, après la fin de mon contrat au Koweit, je vais en Tournee DJ au Nepal, Taiwan, France, Danemark, Thailande, Cambodge, Laos. En Octobre 2011, j’accepte un contrat de travail comme Youth work Mentor en Australie et je décide de réaliser un de mes rêves qui fut celui de découvrir et travailler dans le territoire des Aborigènes au Nord de l’Australie. C’est comme ça que je me retrouve en Australie.

Vous venez de remporter un prix international. De quoi s’agit-il concrètement ?
Les deux trophées remportées au Afro-Australia Music & Movie Awards (AAMMA Awards 2014) sont celui du Meilleur DJ et Meilleur Mentor (Travailleur Social). AAMMA célèbre tous les Africains qui vivent en Océanie et l’évènement a lieu chaque an au mois de septembre. Ce fut la toute première fois que le Cameroun fut représenté.

Quel était le nombre des participants et comment s’est déroulée la compétition?

Dans les deux catégories (DJ & MENTOR) les candidats étaient à plus de 40 et originaires du Nigeria, Ghana, Afrique du Sud, Somalie, Sierra Leone, Benin, Kenya, Ethiopie, Zimbabwe, Zambie…

La cérémonie était présidée par Vivica Fox (Hollywood) Pascal Atuma & Ramsey Nouah (Stars du Nollywood) ; Anne Kansiime (La reine de la comédie Africaine) et de nombreuses personnalités politiques et publiques. Nous étions 10 dans la catégorie BEST DJ.

Parmi les critères, on recherchait le DJ qui le plus « booke » avec le plus de tournées internationales, critère que je n’ai pas eu de mal à remplir car ayant excessivement voyagé.

Par contre, pour le Best Mentor, la compétition a été plus rude car la majorité des 30 candidats vivent et travaillent en Australie depuis plus de 10 ans. Mais la balance a tourné en ma faveur car le travail que j’abats dans la région des Aborigènes a porté ses fruits en très peu de temps.

A savoir, engager les jeunes Aborigènes, parfois alcooliques, drogués ou défavorisés dans divers secteurs d’activités. Et avoir le mérite d’être salué par l’ancien et le nouveau Premier ministre pour le travail abattu pendant leur visite dans la région.

Comment vous êtes-vous retrouvé dans le métier de DJ et comment y avez-vous évolué? Est-ce la seule activité que vous faites au quotidien? 

Déjà au Cameroun, j’animais des soirées d’étudiants à l’université de Ngaoundere et dans les boites de nuit de la ville. La musique est surement en tout citoyen camerounais, tellement nous avons une culture riche, musicalement parlant.

Le déclic s’est produit en janvier 2010 quand j’ai animé la fête privée de Tiesto (un monument et une légende de la musique électronique). Au quotidien, je suis travailleur social à plein temps.

En tant que DJ, j’ai une émission radio qu’on peut écouter en direct en ligne chaque samedi de 16h à 18h sur www.govefm.com.au (ce qui correspond à 7h30 du matin au Cameroun). Je fais aussi du volontariat comme sapeur-pompier.

 

 

 

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