Côte d’Ivoire

Côte d’Ivoire : les auteurs des 1ères greffes de rein honorés

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« Les maladies sont au Sud, les médicaments et les soins au Nord ». Ce dicton, la Côte d’Ivoire s’engage à le démentir. Le premier pays d’Afrique noire à avoir effectué avec succès les premières greffes de reins a procédé mercredi à la distinction des médecins qui travaillent sur cet ambitieux projet qui a porté ses premiers fruits en 2012.

En Afrique noire, la majorité des victimes d’une insuffisance rénale sont condamnées à une mort lente et douloureuse. La maladie dont le coût du  traitement n’est pas à la portée des citoyens moyens affecte également les familles des victimes qui se ruinent pour obtenir à la fin, un maigre résultat. Les plus fortunés évacuent leurs patients en Afrique du Nord (Maroc, Tunisie) ou en occident (France Belgique).

Depuis 2012, la Côte d’Ivoire a réalisé une prouesse en procédant sur place aux premières greffes de reins. Plusieurs dizaines de patients ont été sauvés par l’équipe médicale composée de professionnels Ivoiriens, Tunisiens, Marocains et Belges. La  Grande Chancelière de la Côte d’Ivoire, Pr. Henriette Dagri-Diabaté a honoré mercredi ces médecins qui font la fierté de la Côte d’Ivoire et de toute l’Afrique.

« Bien entendu, l’enjeu pour la Côte d’Ivoire et les Ivoiriens, c’est d’arriver à créer et animer, sur place, des centres de soins offrant les mêmes garanties de résultats, à des coûts comparables. 
Ensemble, faisons mentir cette géopolitique de la santé selon laquelle : les maladies sont au Sud, les médicaments et les soins au Nord. C’est le lieu de féliciter le Professeur Kan Clément Ackoundou-Nguessan et son équipe, pour avoir réalisé, le 24 septembre 2012, la première greffe rénale dans l’histoire de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique noire. Cela mérite des applaudissements », a déclaré Henriette Dagri-Diabaté.

Pour rappel, la première greffe rénale a été effectuée le 24 septembre 2012 par le Pr. Kan Clément Ackoundou-Nguessan et son équipe.

La grande chancelière a réaffirmé le soutien du président Alassane Ouattara au projet et rassure les médecins récipiendaires, des dispositions que l’Etat s’engage à prendre afin qu’ils exercent leur métiers en toute légalité. Dagri-Diabaté a également saisi l’occasion pour rendre hommage au corps médical ivoirien qui lutte contre la propagation du virus d’Ebola.

« En cette période où l’épidémie d’Ebola heurte nos habitudes, l’hommage que nous rendons aujourd’hui aux professionnels des soins du rein, prend une dimension symbolique : au delà de nos récipiendaires, c’est tout le corps médical qu’il nous plaît de saluer », a-t-elle lancé.

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