Ile Maurice, Océan indien

OIF : la Francophonie du candidat mauricien J L de l’Estrac

ESTRAC (1)

Candidat de Maurice au Secrétariat général de la Francophonie, Jean Claude de l’Estrac a présenté ce 24 septembre, devant une salle comble au Press Club de Paris, ses « 12 propositions pour la Francophonie de demain ». Ce programme s’articule autour de l’idée force du candidat : « ma vision, c’est la Francophonie de l’économie. Elle touche à la politique et au culturel, piliers fondateurs de l’organisation. C’est transversal.»

Jean Claude de l’Estrac a mis l’accent sur ses propositions en matière économique cherchant à répondre en cela aux attentes des pays francophones, notamment d’Afrique, exprimées au Sommet de Kinshasa en 2012. C’est dans ce sens qu’il propose en particulier la création d’une Agence francophone de promotion de l’industrialisation avec le concours du secteur privé. Selon lui, « l’industrialisation est une arme de construction massive », parce qu’il s’agit de création d’emplois, de croissance et de gouvernance.

A ce titre, le candidat mauricien a cité en exemple le Gabon qui met en œuvre un ambitieux plan de développement, « Gabon émergent ». Ses visites à Libreville, Dakar, Abidjan et Cotonou, en août dernier, ont conforté son idée que « les plans d’industrialisation, notamment par la création de zones franches industrielles, constituent de véritables locomotives de développement ».  Pour ce faire,  « il est essentiel de garantir un climat d’affaires stimulant, un ensemble de réglementation favorisant l’initiative privée et des infrastructures performantes », a-t-il précisé.  A cet égard, « l’OIF peut apporter toute son expertise et mobiliser les savoir-faire pour soutenir les pays qui mettent en oeuvre de tels plans de développement », a-t-il ajouté.

Pour le candidat mauricien, ces plans d’industrialisation et les succès des modèles de zones franches, comme celle de Maurice, constituent autant d’expériences à partager au sein de la communauté des Etats francophones, notamment du Sud.

Jean Claude de l’Estrac s’est également apesanti sur la question centrale du respect des diversités culturelles « préalable essentielle à la stabilité politique, à la paix, à la démocratie, et de fait à l’épanouissement de la jeunesse et à la croissance durable ». Il en est d’autant plus convaincu que « l’expérience mauricienne montre que le respect des diversités a permis de dépasser les clivages, de construire un paysage politique responsable, attaché à la démocratie et soucieux de l’égalité des chances, comme en témoigne l’existence d’un organisme public chargé d’y veiller ».

Conscient de l’importance des problématiques identitaires pour la paix et la démocratie, Jean Claude de l’Estrac propose la création d’un Observatoire des diversités culturelles. Cet instrument permettrait, pense-t-il,  « d’approfondir la connaissance des mécanismes de crise et ainsi prévenir les tensions et les risques de conflits ».

Jean Claude de l’Estrac entend s’inscrire dans la dynamique lancée par le président Abdou Diouf, « dont l’action a conforté le magistère d’influence de l’organisation », tout en renforçant le pilier économique de la Francophonie.

Plus d’une soixantaine de personnes, dont près d’une trentaine d’ambassadeurs et représentants du corps diplomatique francophone, des hauts fonctionnaires du Quai d’Orsay, et de nombreux journalistes de la presse française et africaine, ont assisté à la présentation du programme de Jean Claude de l’Estrac. Ces « 12 propositions pour la Francophonie de demain » sont consultables et offertes en téléchargement sur le site www.jc-delestrac.com, onglet « Le candidat ».

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