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La transformation de l’Afrique : des chefs d’Etat y pensent sérieusement

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Quels modes de financement novateurs pour la transformation de l’Afrique ? Où les trouver ?  Et comment s’y prendre ? Voilà l’exercice auquel  se prêteront du 12 au 16 octobre prochain à Marrakech au Maroc, plus de 800 personnalités issues de divers domaines.

C’est dans le cadre de la 9e édition du Forum pour le développement en Afrique (ADF-9).

Comme profil des participants, l’on annonce  la présence  des chefs d’Etat et de gouvernements, des ministres, des entrepreneurs et des hommes d’affaires, des experts et des représentants de la société civile sont attendus pour cette 9ème édition du Forum pour le Développement en Afrique (ADF-IX)

Tenu pour la toute première fois hors d’Addis-Abeba, ce grand rendez-vous  est organisé par la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) sous le Haut patronage du Roi Mohamed VI.

Ce forum biennal est considéré comme l’évènement phare de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA).

Il offre depuis  sa première édition en 1999, un cadre multipartite de débat et de discussion sur les questions liées au développement de l’Afrique et ce, dans l’objectif d’établir un agenda pour le développement du continent et mettre en œuvre les stratégies et les programmes spécifiques aux pays africains.

Selon le ministère de l’Economie et des Finances, « cette rencontre organisée ainsi, pour la première fois hors du siège de la CEA à Addis-Abeba, témoigne encore une fois, de la confiance placée par les organisations internationales dans le Royaume et dans sa capacité à jouer un rôle stratégique pour le développement du continent africain en raison de sa stabilité politique et sa dynamique économique ».

Revenant sur le thème retenu pour cette édition, le communiqué de la CEA explique que « malgré les perspectives de croissance positive, l’Afrique reste confrontée à un déficit de financement annuel de 31 milliards de dollars pour l’énergie électrique uniquement, alors que certains pays donateurs n’ont pas honoré leurs engagements internationaux ».

« Bien que les entrées d’investissements directs étrangers aient augmenté, le continent n’attire encore qu’une petite part de fonds obligataires mondiaux, qui sont concentrés dans quelques pays et secteurs tels que les services aux entreprises et les technologies d’information et de communication », fait remarquer, le secrétaire exécutif de la CEA, Carlos Lopes.

Et d’ajouter que « les pays africains doivent élaborer des politiques appropriées pour attirer le capital-investissement, notamment dans les secteurs identifiés comme domaines clés de croissance ».

Pour M Lopes, le forum vise à renforcer la capacité de l’Afrique à explorer des mécanismes de financement novateurs comme une véritable alternative pour financer le développement de transformation en Afrique.

Le Forum s’appuiera donc sur les meilleures pratiques, les politiques et les stratégies novatrices et les cadres institutionnels et de gouvernance.

Il est organisé en collaboration avec la Banque africaine de développement (BAD) en vue d’ « établir un programme de développement de l’Afrique propre à elle qui reflète un consensus et mène à des programmes spécifiques pour sa mise en œuvre ».

 

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