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Oupoh : le comédien souffrirait-il de neuro-paludisme ?

photoC’est le « neveu complice » de Michel Bohiri dans la série ivoirienne à succès « Ma Famille ». Allusion faite à Oupoh Dahier qui séjourne actuellement dans la capitale togolaise dans le cadre d’une collaboration dans le tournage de la télé réalité dénommée  « Challenge », une émission à caractère compétitif destinée aux jeunes en matière de création d’une entreprise.

Saisissant l’occasion, le comédien s’est prononcé sur un certain nombre de sujets en rapport avec sa personne, notamment des allégations faisant état de ce qu’il serait atteint d’un neuro-paludisme, à la mort en cascade des acteurs de « Ma Famille » et autres.

Les réponses à toutes ces interrogations dans cette interview qu’il a accordée à nos confrères de l’agence bilingue Afreepress.

Lire l’entretien

Bonjour Monsieur. Présentez-vous à nos lecteurs

Oupoh : Je suis Oupoh Dahier, mon nom à la télé c’est Oupoh comme à l’état civil. Je suis acteur de « Ma Famille » et c’est ce feuilleton qui m’a révélé au grand public. En dehors de Ma Famille, j’ai participé à plein de productions et je fais mon petit bonhomme de chemin.

Soyez la bienvenue sur la Terre Togolaise. Qu’en est-il exactement du fait que vous souffrez d’un neuro-paludisme frisant la folie ?

Oupoh : (Rires) Regardez-moi bien et dites-moi si je ressemble à un malade. Lorsqu’un homme possède la popularité, il y en a qui cherchent à l’exploiter négativement et d’autres par contre l’exploitent positivement, mais c’est la vie on y peut rien. Je donne en exemple une image de deux manguiers, un porte beaucoup de fruits et l’autre n’en porte pas assez. Entre les deux, lequel recevra beaucoup de pierres ? C’est celui qui porte le plus de fruits naturellement. C’est dire que quand l’homme fait quelque chose de bon, il y a la convoitise et la méchanceté qui viennent vers lui. Ceci fait partie des lois de la nature. Je ne me fais pas de soucis outre mesure. Ce que les gens veulent raconter sur ma vie, ils le racontent. Ils sont dans leurs coins, ou sur internet et ils racontent ce qu’ils veulent, moi je n’y peux rien. Donc ce n’est pas de leur faute, c’est nous qui avons choisi d’être des hommes publics et nous sommes la cible de tout le monde aussi bien les bons comme les mauvais. Il y en a qui diraient que je suis aux Etats-Unis et d’autres qui diraient que je suis le mari de 10 femmes.

Selon les indiscrétions, la responsabilité de la mort des acteurs comme Marie Laure, Brigitte Attiahi, Elvis Djangoué, Tatiana de Mackensina, pour ne citer que ceux-là, a été amputée à la réalisatrice Akissi Delta. Vous le confirmez ?

Oupoh : C’est justement ce que je vous disais tantôt. Je ne suis qu’un comédien dans Ma Famille. C’est la réalisatrice qui peut répondre à cette inquiétude. Par rapport à ce qui se raconte sur, les méchancetés qui sont dites sur moi, quand tu ne peux pas être atteins, quand ceux qui te concurrencent ne peuvent pas t’atteindre, ils cherchent une histoire pour te nuire. J’ignore le but que visent les gens qui racontent ces ragots mais je sais que c’est de la méchanceté. Est-ce que les gens qui meurent en Côte d’Ivoire, c’est elle qui les tue ? Ce n’est pas parce qu’on est acteur dans le feuilleton Ma Famille qu’on est plus un homme. Les cimetières ne sont pas remplis que des acteurs de Ma Famille. C’est ce que je donne comme réponse. Mais les gens doivent faire preuve de jugement face à ce genre d’accusations. Quand on n’a pas de preuves, on ne porte pas des accusations publiques de ce genre. Quelles sont les preuves matérielles qu’ils ont pour démontrer qu’elle est à la source de ces décès ? Que gagnera-t-elle si elle cherche la mort de ses acteurs ? Vous faites une œuvre qui marche avec des gens et vous les éliminer en retour ? Cela vous arrange en quoi ? Elle n’est pas en compétition avec les acteurs qui sont autour d’elle. Elle est comme une maman pour nous et c’est elle qui nous a révélé au grand public. A quoi cela servirait-il de révéler des gens et de vouloir leur mort ? Je ne comprends pas cette logique mais je crois que les accusateurs doivent avoir leur raison et elle s’est aussi expliquée là-dessus.

Elle a pris la décision selon laquelle aux prochains tournages, elle exigerait des bulletins de santé aux acteurs, que pensez-vous de cette exigence ?

Oupoh : Je ne sais pas si cela est professionnel ou c’est sous le coup de la colère qu’elle prend une telle décision. Dans quel corps de métier on exige un bulletin de santé avant d’engager quelqu’un ? Je ne sais pas si c’est légal ou pas cela n’engage que la réalisatrice.

Qu’est-ce qui justifie votre passage à Lomé ?

Oupoh : Je suis consultant à Kef Production, et je suis là dans le cadre d’une collaboration, dans la création de la Télé réalité « Challenge », qui est une émission à caractère compétitif. Des candidats seront mis en compétition dans la création d’une entreprise. Donc, je suis l’un des concepteurs et présentateurs de cette émission. Très bientôt, l’émission va passer sur les chaînes nationales et j’invite tous les jeunes qui sont ambitieux, endurants et persévérants, à s’inscrire à Kef Production et après le casting, les retenus passeront à l’émission. Je serai l’animateur de cette émission.

Quels sont les visions de cette Télé réalité « Challenge » ?

Oupoh : Les visions restent le fait que Kef Production voudrait inciter la jeunesse africaine en général et celle togolaise en particulier à se lancer dans la création d’emplois. Nous pensons qu’aujourd’hui et en Afrique, l’avenir se trouve dans l’auto-emploi. Les Etats n’ont plus cette capacité d’employer la jeunesse qui de son côté doit faire preuve de créativité en produisant elle-même ses richesses. C’est en cela que cette émission a été créée. Nous cherchons à simuler l’esprit de créativité au sein de la jeunesse africaine.

Votre mot de fin ?

Oupoh : Je salue le public togolais qui est très accueillant. J’aime bien le « Com » et si quelqu’un peut préparer pour moi un bon « Com » bien pimenté, j’apprécie beaucoup. Et j’insiste sur le fait que les gens ne doivent pas s’amuser avec la paix. Parce qu’elle est comparable à une jeune fille. Lorsque celle-ci perd sa virginité, on ne peut plus la lui trouver. Puisque le Togo n’est pas encore passé par les guerres fratricides que certains pays ont connues, je ne veux pas citer mon pays, c’est une plaie qui ne se cicatrise jamais. Moi j’exhorte les Togolais à tout faire pour ne pas emprunter cette voie mais de préserver les acquis. Le plus important, c’est le Togo car les Togolais vont passer. Chaque génération vient et passe mais le pays reste. Il faut donc sauvegarder l’essentiel pour les futures générations, voilà ce que j’ai à dire aux Togolais.


 

 

 

 

 

 

 

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