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Cameroun : un plan d’urgence triennal de développement de 925 milliards F CFA

discours_dla_14.11.2013_fullLe chef de l’Etat camerounais, Paul Biya, a lancé un plan d’urgence triennal de développement d’un montant total de 925 milliards F CFA en vue d’accélérer le rythme de croissance économique et améliorer les conditions de vie des populations.

Cette information a été révélée à la suite d’un conseil ministériel tenu mardi dans la capitale du pays, Yaoundé, le premier à être convoqué après 3 ans.

Ces fonds, issus d’un prêt du secteur bancaire, seront affectés aux travaux routiers, aux logements sociaux, à l’aménagement urbain, à l’agriculture et à l’élevage, à l’énergie, à l’eau potable, à la santé ainsi qu’à la sécurité sur l’ensemble du territoire national.

Le plan nouveau plan d’urgence, a souligné le chef de l’Etat, est distinct de la stratégie pour la croissance et l’emploi qui demeure la « charte » de développement du pays, et de ce fait « n’interfère pas non plus avec les feuilles de route des départements ministériels qui doivent continuer d’être appliquées avec toute la diligence et la rigueur nécessaires ».

Paul Biya a ainsi appelé le gouvernement à la vigilance, et particulièrement le ministère en charge des Marchés publics ainsi que les organismes de contrôle compétents.

Constatant que « la qualité de la dépense publique n’a cessé de se détériorer, avec notamment une accumulation de dépenses dont la nécessité n’est pas évidente », le chef de l’Etat a rappelé la nécessité de rationaliser les dépenses et d’améliorer leur qualité, dans un contexte international marqué par la rareté des ressources financières.

Il a, parmi ces dérapages, fustigé l’augmentation effrénée des dépenses en biens et en services, l’accroissement excessif des missions notamment à l’étranger, la multiplication des comités et des projets inappropriés et l’allongement abusif des subventions.

Le président de la République a alors demandé au gouvernement de réduire son train de vie en bloquant les dépenses des biens et services, et en réduisant drastiquement les frais de missions, les achats de véhicules et de carburant.

Pour lui, « l’esprit de réforme » doit devenir une constante du comportement des membres du gouvernement et de l’administration, mais surtout un test d’efficacité pour les gestionnaires et pour leurs services.

Les enveloppes financières dédiées au programme d’urgence, a-t-il ajouté, devront être gérées avec la plus grande rigueur et leur affectation scrupuleusement respectée, sous le regard d’un comité de suivi et de supervision.

Source: APA

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