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2015 : Année de toutes les opportunités pour l’économie africaine

shutterstock_128237849_0Ses prévisions s’apparentent à une prophétie pour l’économie africaine. « L’année 2015 devrait être une très bonne année pour l’économie de l’Afrique. En 2015, on verra de plus en plus de fonds souverains investissant en Afrique. Ces fonds vont cibler des secteurs tels que les infrastructures, les services et l’agriculture ».

Voilà la position exprimée par Yogesh Gokool, directeur de  International Banking chez AfrAsia Bank,  dans un entretien avec nos confrères « Made It In Africa », intitulé « Africa’s Economic Outlook for 2015 ».

Il souligne que la croissance économique en Afrique en 2015 devrait arriver à +5% quand on sait que selon un récent rapport publié conjointement par la Banque Africaine de développement (BAD), le Centre de développement de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le continent a connu en 2013 une croissance de 4 % en moyenne, supérieure de 1 point à celle du monde.

L’étude ayant concerné pour la première fois, les 54 pays du continent africain. Selon Yogesh Gokool, « les fonds d’investissement et des entreprises d’assurance vont investir à l’étranger. Les monnaies africaines vont connaître la stabilité, et plus nombreux seront les économies africaines qui réussiront à investir dans des marchés de capitaux avec des émissions obligataires souveraines sur les marchés de l’eurodollar ».

Il y aura plus d’investissements étrangers et des transferts d’argent des pays non-OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) en Afrique. Par exemple, des hommes d’affaires riches japonais et sud-coréens vont se concentrer sur des acquisitions en Afrique, dit-il.

Selon lui, les investisseurs globaux continueront de réunir des fonds dans des structures spécialisées, qui seront utilisés pour financer des projets d’infrastructures en Afrique. De cette façon, ces infrastructures serviront de support pour le développement des échanges entre les pays de l’Afrique.

Se prononçant sur  la performance des économies africaines, Gokool  estime que trois facteurs devront être pris en compte à savoir : la stagnation des exportations africaines vers les marchés européens traditionnels, le ralentissement général de la croissance en Chine et la baisse des prix pétroliers. Yogesh Gokool précise qu’en cas de la propagation du virus Ebola, les conséquences économiques seraient dramatiques sur les activités économiques des pays d’Afrique de l’ouest, perturbant le transport, les échanges internationaux, les investissements, la chaîne de l’offre, aussi bien que le tourisme.  

« Si on arrive à contenir ce virus Ebola, on pourrait s’attendre à plus d’investissements en Afrique en provenance d’Europe, en particulier les multinationales françaises », affirme M Gokool.

Le Nigeria, plus grand pays producteur de pétrole dans le continent, pourrait s’attendre à des taux de croissance accélérés de 7,3% en 2015, soutient-il. L’Ethiopie devra aussi être en expansion rapide, notamment grâce à son secteur agricole et énergétique.

Mais, ce dernier précise que tout ceci ne pourrait être possible qu’à condition que l’économie mondiale continue de se renforcer, et que la stabilité politique et sociale progresse.

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