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Sénégal : bientôt une nouvelle centrale solaire

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La centrale solaire de Niakhar, d’une capacité de 15 MW et dont les travaux vont incessamment démarrer, devrait contribuer à améliorer la distribution de l’énergie électrique et à faciliter son évacuation dans la région de Fatick (ouest), a indiqué mercredi Bathie Ka de la Société nationale d’électricité (SENELEC).

La construction de cette centrale « va faciliter l’évacuation de l’énergie électrique parce que cela entre dans le cadre du plan Sénégal émergent (PSE) », a déclaré M. Kâ, ingénieur d’études de la Direction de l’équipement et de l’environnement du département équipement de réseaux de la SENELEC.

Avec la construction de cette centrale, le réseau électrique devrait permettre  » un certain maillage pour consolider tout le réseau électrique par rapport à la forte demande en énergie », a-t-il dit.

M. Kâ s’entretenait avec des journalistes à l’issue de la réunion de pré-validation du rapport portant sur l’étude d’impact environnemental et social du projet de construction d’une centrale solaire de 15MW dans la commune de Niakhar.

Cette centrale solaire photovoltaïque de 15 MW va être « injectée sur le réseau parce qu’à proximité, il y a la ligne de haute tension qui relie la centrale de Kaolack au poste de Fatick », a-t-il dit.

« Toutes les impulsions sont faites pour que cette centrale voit le jour et soulage davantage les populations. (…) », a-t-il fait observer, précisant que cette infrastructure électrique sera installée sur 30 hectares sur une partie où il y a de l’agriculture et l’élevage. « Donc forcément il y aura des impacts », a relevé Bathie Kâ.

Dans ce cadre, il est prévu une commission d’évaluation des impenses. « Ce sera une équipe pluridisciplinaire qui, en ce qui le concerne, aura à faire une évaluation de la nature de la propriétaire impactée », a-t-il dit.

« On prévoit de faire la reprise des réseaux moyenne tension vers Niakhar, Fatick et jusqu’à Foundiougne même. On prévoit d’augmenter, s’il le faut, de manière exponentielle le taux d’électrification rurale« , a assuré l’ingénieur.

« L’avantage c’est que c’est une technologie propre. Cela veut dire que c’est une technologie qui n’a pas d’impact significatif sur l’environnement », a de son côté indiqué Abdelah Camara, chef de la Division régionale environnement et établissements classés de Fatick.

Il a insisté sur la l’importance de la question environnementale, notant que la zone d’implantation de cette centrale « est essentiellement sahélienne », avec 600 millimètres de pluies par an.

« C’est une zone où les activités sylvo-pastorale se déroulent. Une audience publique est prévue vendredi prochain. C’est vraiment l’étape cruciale qui consiste à retourner vers les populations pour qu’elles se prononcent sur le projet », a fait savoir M. Camara.

Après cela, il est attendu de la SENELEC « un certificat de conformité qui sera délivré par le ministère de l’Environnement et de l’Environnement durable, selon Bathie Kâ.

« C’est une centrale qui sera construite sur 30 hectares et les superficies qui sont retenues servent à ces populations de base qui font de l’agriculture ou de l’agropastoralisme« , a-t-il précisé.

Il a néanmoins insisté sur l’importance de ce projet qui devrait coûter 30 milliards de francs CFA qui viendraient principalement des Emirates Arabes unis.

APS

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1 Commentaire

  1. SANE

    C’est un super projet pour le pays et les sénégalais

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