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10 ans de jumelage : les notaires Togolais et Français en conclave à Lomé

P1120544Le ministre togolais de la Justice Koffi Esaw s’est félicité mardi à Lomé des dix années du jumelage de la Chambre des notaires du Togo et de celle départementale de Basse Normandie (France).

Il s’est réjouit notamment de la « bonne coopération » et a salué le « travail remarquable » des notaires du Togo au titre de l’année 2014.

M Essaw a fait cette intervention en procédant à l’ouverture officielle de la 7è Université des notaires du Togo, laquelle marque ainsi le 10è anniversaire du jumelage.

Organisée par la Chambre nationale des notaires du Togo, la rencontre réunit une  cinquantaine de notaires venus du Togo et de la Basse-Normandie.

Durant deux jours et tout comme chaque année, ces professionnels de droit vont se prêter à l’exercice de mise  à jour de leurs connaissances afin d’être à la pointe du Droit.

Une preuve tangible du désir de faire du notariat togolais, un maillon clé du système judiciaire du Togo, selon le ministre de la Justice.

« Le rayonnement d’une profession se mesurant à sa capacité à offrir aux consommateurs, une prestation de qualité, le rayonnement de la votre passe nécessairement par la recherche de l’excellence et la rigueur dans la discipline. Ces indicateurs appellent le renforcement de vos capacités », a lancé M Essaw à l’endroit des participants.

Deux thèmes sous-tendent cette université à savoir : « Le notaire et la sécurisation de la propriété foncière »  et « Le notaire et la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme ».

La rencontre de Lomé se veut donc une occasion de définir de nouvelles directives pour faire face aux défis de l’heure : la sécurisation foncière, la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

Pour Me Daniel Dosseh-Adjanon, le président de la Chambre nationale des notaires du Togo, promouvoir la sécurité foncière, assurer la sécurité foncière est l’essence même de la fonction notariale.

« Dans la lutte contre le blanchiment des capitaux, le notariat offre la capacité inhérente à sa fonction : la transparence de l’acte authentique et l’obligation d’enregistrement, permettent l’irrévocabilité de l’opération et des fonds utilisés et facilitent la traçabilité », soutient Me Dosseh-Adjanon.

A en croire Me Molgah Abougnima Kadjaka, l’avancée technologique que connait le monde d’aujourd’hui, avec ses réalisations stupéfiantes en matière de télécommunication, facilite les actions illicites.

« La connaissance par le notaire des techniques de blanchiment d’argent, des mécanismes obscurs de financement du terrorisme et du dispositif juridique applicable, fera de lui un acteur clé, dans la dénonciation et l’éradication progressive de ces actes dans nos pays », souligne cette dernière.

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