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Togo : Un programme national pour l’Entrepreneuriat féminin inclusif

EKEn Afrique subsaharienne, la femme demeure un atout pour propulser le continent vers la prospérité. L’entrepreneuriat des femmes peut contribuer à la croissance économique dans les pays en développement et représente clairement un potentiel sous-exploité.

Au Togo, des femmes dirigent de plus en plus souvent leurs propres entreprises. Et pourtant leurs apports socio- économiques et leur potentiel de création d’entreprise demeurent largement non reconnus et inexploités.

Encourager l’entrepreneuriat féminin en intégrant de nouvelles approches dans la transformation de produits, voilà l’objectif visé par le gouvernement togolais en organisant mardi à l’intention de 75 femmes issues de 25 groupements féminins de la région maritime, une formation sur le programme national de l’entrepreneuriat féminin inclusif.

C’est la ministre de l’Action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation, Dédé Ahoéfa Ekoué (photo), qui a ouvert les travaux de cette rencontre, financée par le PNUD.

Elle vise donc à augmenter le revenu des membres à travers le renforcement des capacités techniques et technologiques de base et organisationnelles des groupements féminins.

« Plusieurs femmes sont impliquées dans la transformation des produits mais on remarque que la productivité n’est pas forte, la rentabilité n’est pas aussi forte. Nous avons souhaité les accompagner. Nous avons mis en place ce programme qui était en collaboration avec le ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche et le ministère du développement à la base pour former les femmes à la production, à la consommation mais aussi à la vente », a indiqué la ministre Ekoué.

Précisons qu’au cours de cette formation, la compétence de ces femmes sera également renforcée en matière de marketing.

« Il s’agit de technologie de production mais aussi de marketing et c’est aussi très important parce que les femmes sont très actives dans le monde agricole et ce n’est qu’à travers la transformation qu’elles peuvent vraiment tirer le meilleur produit de cet investissement qu’est l’agriculture », a ajouté Mme Ekoué.

C’est également l’occasion de faire de ces femmes les porte-voix chez leurs consœurs afin que toutes soient au courant des programmes mis en place par le gouvernement.

Démarrée en novembre 2014, cette formation a formé plus de 550 femmes leaders de groupements afin qu’elles aillent former les autres membres dans leurs groupements et qu’on puisse avoir sur leur productivité, leur rentabilité, les revenus des familles.

Selon le recensement national de l’agriculture effectué en 2013, l’agriculture est la principale activité. Elle occupe 54% de la population active et contribue à 40% à la formation de la richesse nationale du pays. On dénombre dans ce secteur 53,46% de femmes contre 46,54% d’hommes.

 

 

 

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