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Afrique du Sud: La veuve de Nelson Mandela appelle à l’unité nationale

graca-machel-memorialGraça Machel, veuve de Nelson Mandela, a lancé un appel émouvant à l’unité africaine lors d’un service commémoratif en hommage à une victime des récentes violences xénophobes en Afrique du Sud.

Mme Machel a décrit l’assassinat du mozambicain Manuel Jossias comme « un symbole de ce qui ne doit plus se reproduire ». M. Jossias avait été matraqué et poignardé à mort dans le township d’Alexandra, à Johannesburg, le 18 avril. Son assassinat, qui a été filmé par un photojournaliste, a choqué la nation et a provoqué l’indignation mondiale.

Dans un discours émouvant à Johannesburg, Mme Machel a déclaré que les récentes violences devraient « réveiller » l’ensemble de la région.

Au moins sept personnes ont trouvé la mort au cours d’un mois d’attaques contre des étrangers et leurs biens en Afrique du Sud.

La migration est dans notre sang 

Sous les applaudissements de la foule, Mme Machel, qui est non seulement une ancienne première dame d’Afrique du Sud mais aussi du Mozambique, a appelé à l’acceptation de toutes les nationalités: « Je suis Sud-africaine. Je suis Mozambicaine. Je suis Zambienne. Je suis Zimbabwéenne » a-t-elle affirmé, avant de poursuivre: « La migration est dans notre sang ! Les frontières ont été créées par les colonisateurs. Elles ne signifient rien pour nous parce que nous sommes unis »

Elle a décrit la récente flambée de violence comme étant une « expression de la haine de soi qui a été inculquée par le système de l’apartheid ».

Mme Machel a souligné que des attaques similaires se reproduiraient, jusqu’à ce que les pays de la région soient en mesure de fournir de meilleures opportunités économiques à leur peuple.

Après son discours, l’ancienne première dame a éclaté en sanglots, selon le correspondant de la BBC Milton Nkosi.

Le président a également profité de son discours pour critiquer la migration irrégulière depuis d’autres pays de la région: « Si nous avons un problème qui est accusé d’être xénophobe, nos pays amis contribuent à l’aggraver. Pourquoi leurs citoyens ne se trouvent-il pas dans leur pays plutôt qu’en Afrique du Sud? », aurait-il demandé selon les médias locaux, même si ces phrases ne sont pas incluses dans le relevé de notes officiel de son discours par le gouvernement.

Source: BBC Afrique

 

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