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Energies renouvelables: l’Uemoa veut investir 250 milliards FCFA

Sonnenenergie 2

L’Uemoa s’est engagée depuis 2013 dans un ambitieux programme de développement des énergies renouvelables. Guy Amédée Ajanohoun (photo), en charge, entre autres, de l’énergie au sein de l’institution, a détaillé ce programme pour le magazine Energies Africaines.

Energies Africaines : Une série de localités bénéficient, dans le cadre du PRODERE, de microcentrales et kits solaires ainsi que de lampadaires solaires pour l’alimentation en énergie électrique solaire des ménages, des centres sociocommunautaires et l’éclairage des agglomérations. Quel est l’impact enregistré, à cette étape du projet, dans ces localités bénéficiaires ?

Guy Amédée Ajanohoun : Le PRODERE (phase I) a démarré en 2013 avec un financement de l’Uemoa de 19,215 milliards FCFA, mis en œuvre en maîtrise d’ouvrage déléguée avec la Société Africaine des Biocarburants et des Energies Renouvelables (SABER). A ce jour, le PRODERE a permis l’installation de plus de 7500 lampadaires solaires, 4500 kits solaires, six mini-centrales et 37 systèmes d’adduction d’eau potable pour une puissance totale de 2,15 MW. Avec ce programme, plus de 3 millions de personnes ont accès à l’énergie électrique, 1500 emplois directs ont été créés dans les 41 localités concernées ainsi qu’une offre en eau potable à 30 000 personnes.

EA : Comment comptez-vous accompagner les autres localités, dont l’immense majorité attend aussi de bénéficier de l’accès à l’énergie électrique ?

GAA : Dans le souci de permettre l’accès à l’énergie à un plus grand nombre de citoyens de notre Union, la Commission de l’Uemoa a prévu de poursuivre les activités de la phase I du PRODERE avec, pour objectif, l’installation de lampadaires et de mini-centrales solaires dans les milieux déshérités.

EA : Quel investissement serait nécessaire pour couvrir toutes les zones rurales de l’Uemoa qui ont besoin de ce type d’équipements ?

GAA : Le PRODERE II sera lancé en 2016 et verra la construction de centrales solaires de capacité plus grande ; ce qui permettra de consolider le programme dans les Etats membres. A cet effet, la Commission de l’Uemoa et la SABER mettront en place un nouveau mécanisme de financement de projet dénommé Facilité régionale d’accès à l’énergie durable (FRAED), qui appuiera le secteur privé pour la mise en œuvre de projets de centrales solaires de 5, 10 à 20 MW en IPP dans les huit Etats membres de l’Uemoa.

EA : Les capitaux privés sont-ils indispensables à la réussite du PRODERE ?

GAA :Les capitaux privés seront nécessaires pour le financement des projets, soit en production indépendante de l’électricité (IPP), soit en partenariat public-privé (PPP), avec comme objectif d’assurer aux partenaires privés un retour sur investissement attractif à un prix moyen abordable de l’électricité, en vue de faciliter l’accès aux services énergétiques aux populations des zones urbaines et périurbaines. C’est d’ailleurs le second objectif stratégique de l’IRED.

La FRAED, en création, comprendra les 3 guichets suivants : appui institutionnel au pays, mobilisation des financements et bonification des conditions de financement.

Avec la mise en place de la FRAED, la Commission ambitionne d’investir 250 milliards FCFA d’ici 2020. D’autres initiatives sont prises au niveau national au profit de nos populations dans la sous-région pour l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement durable en matière d’énergie durable pour tous.

Source: Agence Ecofin

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