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Burundi : l’émissaire de l’UA juge légitime « le 3ème  mandat » de Nkurunziza

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Désigné médiateur de la crise politique burundaise par l’Union Africaine, l’ancien premier ministre togolais Edem Kodjo a confié à Républic Of Togo, le site d’informations gouvernemental, que la prochaine candidature du président sortant Pierre Nkurunziza ne souffre d’aucune légitimité.

L’ancien secrétaire général de l’OUA (actuelle UA) soutient la logique de l’équipe gouvernementale burundaise selon laquelle Pierre Nkurunziza a  «été élu pour la première fois en 2010 et non depuis 2005 ».

Edem Kodjo appelle cependant le président burundais à écouter son peuple et à traiter les détenus accusés de coup d’Etat avec humanité.

« Nous estimons qu’il faut tout mettre en œuvre pour apaiser un climat peu favorable au dialogue. Il faut, par exemple, que les personnes arrêtées après la tentative de coup d’Etat soient traitées avec humanité et que de façon générale, les droits de l’homme soient préservés et sauvegardés », a déclaré le président de la fondation Pax Africana.

Les Burundais manifestent quotidiennement depuis plusieurs semaines contre la candidature de leur président pour un troisième mandat. Une vingtaine de morts et plusieurs blessés sont enregistrés depuis le début des mouvements d’humeur.

Pour rappel, la Belgique a menacé de couper son aide directe au gouvernement burundais si le président maintenait sa candidature.

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1 Commentaire

  1. JP-K

    Je comprends pourquoi M. Kodjo n’a pas réussi à se faire élire au Togo. Il a un sérieux déficit dans ses analyses politiques, lui qui a déjà suggéré, sans rire, que les pays africains devraient se doter … de bombes nucléaires !

    Deux textes régissent le Burundi: les Accords de Paix d’Arusha et la Constitution qui découle de ces Accords. Ces Textes disent clairement qu’aucun président ne devrait gouverner plus de 10 ans. Ou plus de deux mandats. La Constitution défini très bien ce que c’est un mandat (qui commence au moment où le président prête serment).

    Par ailleurs, M. Kodjo s’aventure sur le terrain juridique alors que son rôle est politique. Les instances juridiques de l’EAC se prononceront le moment venu.

    Enfin, il faut dire ce monsieur marche sur des œufs, la question de limitation des mandats étant très délicate à Lomé. Comme « sage », il est pitoyable.

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