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Crise burundaise : une institution sous-régionale menace de délocaliser son siège

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La Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) annonce une éventuelle délocalisation du secrétariat exécutif de l’institution pour des raisons de sécurité.

« Les chefs d’Etat et de gouvernement de la CIRGL ont décidé au cours du sommet de Luanda la délocalisation temporaire du Secrétariat exécutif de la Conférence pour permettre la sécurité, la sûreté et le fonctionnement effectif du Secrétariat », a déclaré Ntumba Luaba Secrétaire exécutif de la CIRGL sans toutefois préciser le nouvel emplacement de l’organisation.

Cette mesure fait suite à la décision du président Burundais Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat contrairement à la constitution burundaise et à l’accord d’Arusha selon ses détracteurs. Sa participation à la présidentielle du 26 juin prochain crée une insécurité dans le pays. Les manifestations et arrestations sont quasi-journalières.

La décision de délocalisation du siège de la CIRGL n’est pas l’unique conséquence de l’entêtement du président Pierre Nkurunziza à rester au pouvoir. Une partie de la communauté internationale (La Belgique et la France entre autres) a annoncé la cessation de sa coopération avec le gouvernement burundais. Le pays est désormais menacé par une crise économique.

Pour rappel, CIRGL comprend 12 Etats membres, à savoir l’Angola, le Burundi, la République Centrafricaine, la République du Congo, la République démocratique du Congo (RDC), le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, le Soudan, le Soudan du Sud, la Tanzanie et la Zambie. Elle a pour mission de maintenir la paix dans la région des grands lacs.

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