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Economie : les vérités du Prof.  Nubukpo sur les réserves de l’Afrique en France

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Sa première prise de parole après sa sortie du gouvernement togolais était très attendue. L’ancien ministre Kako  Nubukpo souvent amer envers de la politique économique des banques centrales des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Beceao) et centrale (BEAC) dénonce une fois de plus inaction des décideurs africains qu’il qualifie de « servitude volontaire ».

Interrogé par le journal Français Le Monde  lors des 15es Rencontres économiques d’Aix-en-Provence, tenues du 3 au 5 juillet 2015, le Prof Kako Nubukpo estime que le franc CFA tel qu’il est utilisé aujourd’hui constitue un frein au développement de l’Afrique.  Pour l’ancien ministre togolais de la prospective, la banque centrale de l’Afrique centrale et celle de l’Afrique de l’ouest doivent envisager des régimes de change alternatifs un peu plus flexibles pour financer l’émergence.

Le Prof. Kako Nubukpo  demande par ailleurs de faire usage de ses réserves qui dorment au Trésor français.

« C’est ce que j’appelle la servitude volontaire. Personne n’interdit à nos pays d’utiliser le volet excédentaire des réserves de change pour financer la croissance. L’accord signé avec la France en 1945, dans le cadre du fonctionnement du compte d’opérations avec le Trésor, était qu’elle couvre l’émission monétaire des pays de la zone franc à hauteur de 20 %. Aujourd’hui, nous la couvrons quasiment à 100 %. Cela veut dire que nous n’avons plus besoin de l’« assureur » qu’est la France pour avoir la fixité entre le CFA et l’euro. Les dirigeants africains doivent prendre leurs responsabilités. C’est à nous d’assumer notre destin, ce n’est pas à la France de le faire pour nous », explique l’ancien ministre togolais.

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