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Finance:L’Angola se lance sur le marché international des capitaux

 

L’Angolaa annoncé le lancement sur le marché international de titres de la dette souveraine, sous forme d’eurobonds, d’un montant global de 1.500.000.000,00 ‘$ USD (un milliard cinq cents millions de dollars américains), à l’abri de la politique de gestion des finances publiques du gouvernement, conformément au programme de développement économique et financier à long terme.

Parmi les principaux bénéfices que cette émission souveraine pourra générer figurent :

La diversification des sources de financement extérieur, dans la mesure où une émission des titres sur le marché international permet la diversification des sources de financement ;

L’établissement de sources de financement à long terme – pendant le processus d’émission souveraine, le pays a l’opportunité de lancer les bases de l’établissement de relations à long terme avec les investisseurs internationaux dans tous les principaux centres financiers du monde ;

L’impact positif en termes d’évaluation des agences de notation de crédit, tel que l’accès aux marchés d’obligations globales, pourra constituer une impulsion positive et un indicateur de confiance dans la notation d’obligations ;

La construction d’une courbe de rendement, début du processus de création de la courbe de rendement international, permet que les pays souverains accèdent aux marchés de capitaux avec facilité et plus grande fréquence ;

La possible croissance des réserves internationales, une émission de titres internationaux, peut aider à augmenter l’entrée de capital étranger et donc à accroître les réserves internationales.

Signalons que l’émission souveraine qui a aujourd’hui lieu à la Bourse de Londres vient couronner des efforts initiés en 2011. Considérant que le recours aux sources de financement traditionnelles (bilatérales, commerciales et lignes de crédit) montrait déjà une certaine concentration non recommandable en termes de gestion des risques et de coûts associés, augmentant l’exposition du pays à un financeur déterminé, le gouvernement a reconnu la nécessité de chercher des sources de financement alternatives.

Des études tendant à soutenir une première émission souveraine de l’Angola sur les marchés de capitaux internationaux ont alors été élaborées. Avec ce desideratum, le gouvernement angolais, outre sa demande de conseils techniques et juridiques à des institutions financières de réputation internationale, telles que Goldman Sachs, J.P. Morgan, la Banque Mondiale et le Fonds monétaire international, a commencé à se soumettre à des évaluations périodiques de la part des principales agences de notation de crédit internationales.

Lors des discussions qui se sont alors tenu, on a constaté qu’une émission souveraine pourrait venir à favoriser significativement l’image du pays à l’extérieur, en particulier en ce qui concerne les questions liées à la transparence dans la gestion des finances publiques et des coûts associés au processus de financement du budget général de l’État, dans la mesure où ils sont indispensables à la détermination des indicateurs de solvabilité d’un pays à honorer ses obligations de dette en monnaie nationale et étrangère.

À la lumière de cet ample processus de consultation, il est apparu que l’Angola pourrait grandement bénéficier d’une émission souveraine sur les marchés internationaux, non seulement parce qu’elle pourrait bénéficier de la diversification des sources de financement externe, mais aussi parce qu’on a constaté qu’en raison des sensibles progrès sociaux, politiques et économiques que le pays a réalisés depuis la fin du conflit armé, les investisseurs européens et américains serait grandement disposés à investir dans des actifs que l’État angolais viendrait à émettre.

À l’issue d’un long et méticuleux processus d’étude et de consultation sur la faisabilité, l’utilité, la réceptivité et les coûts dérivés d’une émission souveraine sur les marchés internationaux, le Président de la République a émis une lettre de mandat qui a conféré aux institutions financières internationales (i) Goldman Sachs International, (II) Deutsche Bank et (III) Industrial and Commercial Bank of China (ICBC), l’autorisation d’agir en tant que banques en représentation de la République d’Angola dans les émissions souveraines que le pays effectue aujourd’hui.

Considérant les énormes efforts déployés pour la réalisation de ce projet et l’importance que ce dernier représente pour la stratégie de financement durable du Programme de reconstruction nationale, le ministère des finances félicite tous les intervenants qui, d’une forme ou d’une autre, ont contribué à ce qu’il soit mené à terme.

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