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Fatima Beyina-Moussa boucle un an à la tête de l’AFRAA

Fatima-Beyina-MoussaDeux semaines avant la 47ème assemblée générale de l’AFRAA, qui se tient du 8 au 10 novembre au complexe sportif sous le thème “Cieux ouverts : Croissance par la compétition et la collaboration”, « J’ai eu l’immense honneur d’avoir l’opportunité d’être le porte-parole de mes pairs, dirigeants de compagnies aériennes africaines. J’ai pu rencontrer les acteurs de l’aviation africaine et internationale, comme Tony Tyler, le directeur général de l’Association internationale du transport aérien ou des décideurs politiques, comme Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de l’Union Africaine et évoquer l’importance de la coopération, de la libéralisation du ciel africain. J’ai le sentiment que les choses évoluent, que l’on nous écoute. L’Afraa fait beaucoup pour le développement du secteur aérien en Afrique. Le secrétaire général de l’Afraa, le Dr Elijah Chingosho et son équipe, font un travail remarquable et j’ai été heureuse d’être à leurs côtés, afin d’apporter ma contribution. »

Le marché aérien du continent africain est en passe de devenir l’un des principaux au monde avec plus d’un milliard d’habitants, dont un tiers va appartenir à la classe moyenne, celle qui voyage. Le trafic aérien en Afrique est en hausse de 5,2 % par an alors que des croissances les plus faibles sont relevées en Amérique du Nord (+ 2,3 %) et en Europe (+ 3,8 %). L’Association internationale du transport aérien (IATA), qui regroupe 250 transporteurs représentant 84% du trafic mondial, est sur la même ligne que l’AFRAA. A Naïrobi, lors de IATA Aviation day en juin dernier, son directeur, Tony Tyler, exhortait à appliquer réellement la décision de Yamoussoukro, déclaration d’intention commune de pays africains en faveur de la libéralisation du ciel adoptée il y a quinze ans.

« Il est parfois plus facile, pour aller d’un pays africain à un autre, de voyager à l’extérieur du continent et de prendre une connexion à Dubaï ou à Paris, pour ensuite revenir en Afrique. Nous voulons à tout prix éviter cette situation. Faciliter la circulation à l’intérieur de l’Afrique ne peut être que bénéfique pour les compagnies aériennes, et surtout les passagers. Ces derniers auront une expérience de voyage beaucoup plus facilitée que ce qu’ils vivent aujourd’hui. Non seulement, les connexions entre pays africains sont insuffisantes, mais ils n’ont pas non plus assez de rotations pour circuler à leur guise à l’intérieur du continent. Voilà le combat de l’AFRAA ! », estime Fatima Beyina-Moussa.

ECAir, qui a déjà transporté plus d’un million de passagers, accueillera donc plus de 400 experts de l’aviation africaine du 8 au 10 novembre à Brazzaville.

Source : Agence Ecofin

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