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Côte d’Ivoire: Bernard Dadié honoré par l’Unesco à 100 ans

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Bernard Dadié n’a pas reçu le Prix Nobel de la littérature comme le souhaitent plusieurs journaux africains cependant, les travaux de l’écrivain continuent de recevoir des distinctions à l’international.

Jeudi, au moment où il soufflait sa 100ème bougie, Bernard Dadié a reçu prix Jaime Torres Bodet décerné par l’Unesco la récompense qui célèbre les pionniers et géants de la littérature africaine.
« Nous célébrons aujourd’hui plus que l’hommage à un grand intellectuel, car ce prix est aussi un hommage à la vivacité de la culture de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique », a indiqué Irina Bokova, la directrice de l’Unesco.

Pour plusieurs lecteurs, « Climbié », « Carnet de prison » ou encore « Le pagne noir » sont les œuvres connues de l’auteur. Et pourtant Bernard Dadié a plus d’une dizaine de nouvelles, chroniques, œuvres biographiques, théâtre et poésie.

Il a été distingué à deux reprises Grand prix littéraire d’Afrique noire (Patron de New York, 1965 et La ville où nul ne meurt, 1968). En dehors de la littérature, Dadié a également été un militant du RDA de Félix Houphouët-Boigny. Il fut incarcéré en 1949, à Grand-Bassam, par l’administration coloniale. L’homme combatait le colonialisme.

« Toute la direction du RDA était recherchée. Pourtant, nous ne nous cachions pas. On était presque tous ensemble quand ils nous ont trouvés. Ils nous ont brandi leurs fusils et nous ont demandé si nous étions armés. J’ai crié que oui. Haut et fort. Ils se sont prudemment avancés vers moi. Mais, ils ont eu un mouvement de recul quand j’ai mis la main à la poche. Doucement, de ma poche, j’ai sorti un stylo que je leur ai exhibé au nez. Un stylo », se rappelle-t-il.

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