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Asky: bientôt au-delà de l’Afrique de l’ouest et centrale

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(Agence Ecofin) – La compagnie de transport aérien Asky, basée à Lomé au Togo, ambitionne de desservir de nouvelles destinations au-delà de l’Afrique centrale et de l’ouest avant la fin de l’année 2016. L’entreprise, apprend-on, compte ajouter à sa flotte, un Boeing 737-800 (capacité de 165 passagers) très utilisé aujourd’hui par de nombreuses compagnies aériennes pour des trajets de moyen-courrier.

Les dirigeants d’Asky font aussi savoir que des conventions ont été signées avec certains pays et des accords de partage de code avec des compagnies aériennes à cet effet.

Créée il y a cinq ans, l’entreprise a déclaré une première année bénéficiaire en 2015, et revendique aujourd’hui la couverture de 22 destinations à partir de son hub de Lomé, et plus de 2 millions de passagers transportés.

D’un point de vue purement opérationnel, elle a progressivement amélioré la régularité dans les horaires et la qualité de la gestion clientèle, un aspect qui a été à l’origine de la faillite de plusieurs compagnies aériennes nationales. Asky devra cependant faire face à la concurrence qui est de mise sur le ciel africain.

A l’intérieur de la région, elle devra affronter une compagnie comme Kenya Airways, qui a une longue expérience de l’Afrique dont elle se revendique être « la fierté ». Le transporteur aérien kenyan qui compte le consortium Air-France KLM dans son actionnariat, a récemment annoncé un accroissement de ses lignes ou de ses fréquences de rotation.

La compagnie togolaise devra aussi surveiller de près, l’évolution de certaines compagnies nationales ou privées à l’ambition régionale confirmée, notamment Air-Ivoire qui bénéficie de l’appui technique d’Air-France, mais aussi la compagnie congolaise Ecair qui continue de progresser. L’autre défi à surmonter sera la hausse des taxes aéroportuaires excessives dans l’Afrique francophone.

Mais Asky peut compter sur la présence à ses côtés d’Ethiopian Airlines, le leader du secteur en Afrique qui est son actionnaire de référence. Elle peut aussi compter sur le soutien de partenaires financiers institutionnels de poids, comme la Banque d’Investissement et de Développement de la Cedeao (BIDC), le groupe panafricain Ecobank et la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD)

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