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Meiway : l’artiste ivoirien a échappé de justesse aux attentats de Bruxelles

meiway

L’artiste ivoirien Meiway, dans une interview accordée au site abidjan.net a déclaré avoir échappé aux récents attentats de Bruxelles. Très remontés contre les djihadistes qui ont également attaqués son pays natal, il appelle la population à la vigilance. Africa Top Success  vous propose un extrait de l’interview.

 Comment aviez-vous appris la nouvelle de cet attentat survenu dans votre région, alors que vous étiez à l’extérieur?
Avec un grand choc. J’avoue que la psychose persiste un petit peu car dans notre tradition, sans des cérémonies de purification on demeure encore sale. Mais après ces cérémonies cette psychose devrait repartir et la vie devrait reprendre à nouveau à Grand Bassam.

En quoi consistent ses cérémonies de purification ?
Dans la tradition N’Zima on célèbre les vivants et aussi les morts. Pendant ces événements tragiques, il y’a eu beaucoup de sangs versés sur cette terre de Grand Bassam. Conformément à la tradition N’Zima il était donc important pour nous de nous mobiliser pour ces vies qui ont été ensanglantées et bénir ceux qui sont vivants par une eau bénite. C’est une initiative du royaume N’Zima Kôtôtô.

Que vous inspire cette attaque ?
Rien du tout ! Parce que moi je n’ai jamais composé avec ce genre de personnes que je trouve lâches. Je préfère avoir affaire à des personnes qui osent me dire en face ‘je veux te casser la gueule’’ et non à des personnes qui viennent dans le dos pour le faire. Ce sont des personnes qui pour moi ne méritent pas d’exister sur la terre.

Vous aviez également échappé de justesse à l’attentat de Bruxelles ?
Je revenais d’un concert au Cameroun, la compagnie qui me ramenait à Paris m’imposait l’escale de Bruxelles et Dieu merci mon vol était le dernier qui est parti sur Paris avant l’explosion. Donc j’ai échappé in extrémis à l’explosion à 20 minutes près.

Votre région est attaquée et vous échappez de justesse à l’attentat de Bruxelles ?
C’est une grâce qui devrait me permettre d’ouvrir les yeux, j’ai donc échappé deux (2) fois. Je dois par conséquent faire preuve de vigilance. Cela doit être le cas de tous les ivoiriens aujourd’hui, le voisin il faut s’en méfier, la voisine également. C’est de cette manière que nous pouvons éviter de rechuter dans la psychose.

Grand-Bassam est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco ?
Cette cérémonie est symbolique, elle devrait permettre de tout rétablir. Il est important de matérialiser notre victoire sur la barbarie par des actes. Ces actes passent par le redémarrage de nos habitudes quotidiennes. A partir d’aujourd’hui il faut que le monde entier retienne une chose : la Côte d’Ivoire est née à partir de Grand-Bassam, elle ne peut donc pas y mourir.

En tant qu’artiste avez-vous des actions culturelles à mener vis-à-vis de cet attentat ?
Dans la tradition N’Zima il y’a des étapes à ne pas brûler. Il faut respecter la tradition. Nous sommes une société très organisée .On ira étape par étape, quand le tour de Meiway viendra de jouer sa partition, il le fera.

Propos recueillis par S D

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