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Biens mal acquis : Voici les Chefs d’Etat visés par une enquête judiciaire

AfriqueIls entretiennent des femmes, s’offrent des déjeuners au caviar, des dîners aux champagnes les plus chers de la planète, dépensent des millions d’euros pour acquérir des voitures de luxe, des bijoux, des œuvres d’art, des hôtels particuliers à Paris ou des villas à Malibu. La liste est longue. Ils dirigent des Etats d’Afrique où le pétrole coule à flot mais où la population vit dans une misère ambiante. C’est des millions d’euros en jeu, une véritable gabegie financière !

Suite aux révélations les plus surprenantes de certains journalistes et à plusieurs plaintes, une enquête judiciaire a finalement été ouverte en 2010 contre trois Chefs d’Etat africains et leur entourage pour blanchiment d’argent et détournement des fonds publics. Il s’agit de Denis Sassou-Nguesso, François Bozizé ou encore la famille Bongo.

Dans un article publié vendredi 9 septembre 2016, le site internet de RFI fait le point sur cette enquête sur les « Biens mal acquis ». Voici en substance ce qu’il rapporte.

Depuis 2010, souligne RFI, les juges s’intéressent au congolais Denis Sassou-Nguesso, soupçonné d’avoir détourné l’argent de la manne pétrolière de son pays. Plusieurs sociétés offshore sont notamment au cœur des investigations des juges. Elles auraient reçu des dizaines de millions d’euros du Trésor public congolais pour financer les dépenses de la famille Nguesso en France.

Une villa et deux appartements ont été saisis par la justice française. Au mois de février, Denis Sassou-Nguesso a porté plainte en France, estimant que les documents sur lesquels l’enquête se fonde ne sont « pas conformes à la réalité ».

Les juges s’intéressent aussi à l’ancien président centrafricain. François Bozizé disposerait, en France, de plusieurs biens immobiliers, de comptes bancaires et de voitures de luxe. Les juges d’instruction se sont notamment penchés sur plusieurs millions d’euros de commissions, versés pour l’obtention de contrats miniers parmi lesquels celui décroché par la société Areva après le rachat du canadien UraMin.

Enfin, la succession du défunt Omar Bongo, du Gabon, est également au cœur d’une enquête, à Paris. Là, c’est une société immobilière qui a été saisie. Une société dont les juges estiment qu’elle appartenait au moins partiellement à Omar Bongo. Au total, selon l’organisation Transparency International, la famille Bongo disposerait de 33 propriétés en France, dans les quartiers chics de Paris et sur la Côte d’Azur.

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