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Boko Haram : Abubakar Shekau aurait-t-il succombé à ses blessures?

Abubakar-Shekaru (2)Dans une annonce officielle le 23 août dernier, l’armée nigériane avait affirmé que Abubakar Shekau, l’ex-commandant de la secte islamiste Boko Haram était « mortellement blessé » dans un bombardement. Le magazine panafricain Jeune Afrique rapporte mercredi que « dans la dernière vidéo du groupe armé diffusée dans la nuit de mardi à mercredi, Shekau n’apparaît à aucun moment ».

« Le groupe armé Boko Haram a diffusé une vidéo dans la nuit de mardi à mercredi à l’occasion de la fête de la Tabaski. Treize minutes de prières présidées par un homme non identifié, vêtu d’un long kami blanc, accompagné de centaines de villageois amaigris, présentés comme des soutiens aux islamistes », souligne le magazine.

« Mes frères, aujourd’hui nous célébrons l’Aïd (…) dans le califat islamique sous le contrôle d’Abubakar Shekau, qu’Allah le protège », prêche le même homme dans une mosquée cette fois

Un autre commandant, un sabre dans les mains et entouré d’hommes en armes, conduit la foule, affirmant qu’il représente la faction de Shekau, mis à l’écart début août par le groupe État islamique (EI) auquel Boko Haram avait prêté allégeance en mars 2015.

L’homme sur la vidéo a ensuite visé directement le gouvernement de Muhammadu Buhari, promettant que le mouvement jihadiste ne se rendrait jamais malgré les opérations militaires en cours dans le nord-est du pays. « Ni reddition, ni capitulation », lance-t-il.

Le mois dernier, l’EI a nommé Abou Mosab Al Barnaoui, le fils du fondateur du mouvement Mohammed Yusuf, comme nouveau commandant de Boko Haram.

Nombreux sont les Africains qui se réjouiront de la mort de Abubakar Shekau que d’aucuns qualifient de sanguinaire ou de cannibale vu l’atrocité des actes de tuerie commis ces sept dernières années avec un bilan lourd de 20 000 morts, et 2,6 millions de déplacés sans oublier plusieurs milliers de personnes enlevées par le groupe.

Selon l’Unicef, la situation humanitaire dans l’État du Borno demeure chaotique, plus de 50 000 enfants risquant de mourir de faim d’ici la fin de l’année.

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