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Gabon : Le pays suspendu aux lèvres de Marie-Madeleine Mborantsuo

marie-madeleine-mborantsuo-600-592x296Le Gabon va-t-il basculer de nouveau dans les violences post-électorales ? La question revient sur toutes les lèvres à l’approche de la décision de la Cour constitutionnelle, qui devrait valider ou rejeter vendredi 23 septembre, les recours déposés par l’opposition après la présidentielle contestée du 27 août dernier donnant vainqueur Ali Bongo.

En tout cas, la prochaine déclaration de Marie-Madeleine Mborantsuo (photo), la présidente de la haute juridiction est très attendue par les Gabonais mais aussi la communauté internationale qui a les yeux braqués depuis trois semaines, sur l’évolution de la situation sociopolitique du pays.

Pendant ce temps, la capitale Libreville se vide de ses habitants, redoutant une nouvelle vague de violences.

Depuis jeudi,  les forces de l’ordre quadrillent la capitale dont  les rues sont désormais vides.  L’on note des barrages routiers, des fouilles des véhicules et des patrouilles de blindés.

Dans le centre-ville, rapporte notre confrère Jeune Afrique, « les crispations sont d’autant plus palpables que l’annonce de la Cour coïncide avec la période du paiement des salaires ».

« Signe des tensions, la grande majorité des magasins du centre, redoutant de nouveaux pillages, ont ainsi choisi de tirer rideau. Dans certains supermarchés, des Librevillois remplissaient également leurs paniers pour faire des provisions », souligne le magazine.

Dans la foulée, l’Ambassade de France recommande a ses ressortissants d’éviter tout déplacement dès la proclamation des résultats.

Dans un communiqué, le secrétaire général de l’ONU lance un appel à la retenue durant cette période « difficile » au Gabon et à s’abstenir de toute forme de violence.

« Toute perte supplémentaire en vie humaine serait inacceptable », a-t-il dit.

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