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OIF: La tunisienne Fawzia Zouari lauréate du « Prix des Cinq continents »

Fawzia ZouariL’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) s’est réuni à son siège à Paris le 06 Décembre 2016 pour désigner le lauréat de cette 15ème édition du Prix des  continents de la Francophonie. La dûment élue a donc été Fawzia Zouari, la Tunisienne, écrivaine et journaliste avec son ouvrage « Le corps de ma mère ».

Elle porte plusieurs casquettes. On peut donc la distinguer comme éditorialiste à Jeune Afrique depuis 1996, féministe engagée ou encore romancière. Plus loin, elle est docteur en littérature française et comparée de la Sorbonne et vit à Paris depuis 1979.

Aujourd’hui, plusieurs publications sont identifiées à son nom. Parmi elles, on peut citer : La caravane des chimères (Olivier Orban, Paris, 1981), Ce pays dont je meurs (Ramsay, Paris, 1999), La Retournée (Ramsay, Paris, 2002), Le voile islamique (Favre, Paris, 2002), Pour en finir avec Shahrazah (Edisud, Aix-en-Provence, 2003), Ce voile qui déchire la France (Ramsay, Paris, 2004), La deuxième épouse (Ramsay, Paris, 2006) etc.

L’évolution des pays arabes est un sujet qui lui a permis de participer à plusieurs émissions de télévision. Elle évoque principalement la femme à cette heure ou le discernement se fait de plus en plus rare.

« Le corps de ma mère », c’est l’intitulé de son roman qui lui a valu cette récompense. Le choix du jury n’a pas été aisé. La qualité et la diversité ont été les principales caractéristiques de cette édition 2016.

Ce qui a séduit le jury, c’est le style vaste et garni d’émotions de l’écrivaine. Voici en quelques lignes le verdict du jury présidé par Jean-Marie Gustave Le Clézio, prix Nobel de littérature : « Ce long récit est très riche de sensations, de mémoire, de sentiments, l’auteur excelle à nous faire partager cette quête presque désespérée pour évoquer la vie d’une femme unique, sa mère mourante, qu’elle n’a pas toujours su comprendre. Ce livre tord le cou à la morale hypocrite. Rarement des faits dramatiques ont été décrits avec autant d’humour dans une écriture jouissive et poétique ».

Cette femme de puissance, née au sud-ouest de Tunis en 1955 n’en a pas fini. Pour le Grand Prix de l’Académie française 2015, Boualem Sansal, écrit dans la préface du roman :

« Fawzia Zouari nous livre un récit familial extraordinaire, shakespearien dans sa trame, son ampleur et son style, dont on ne sort pas indemne(…) »

La lauréate bénéficiera durant un an d’un accompagnement promotionnel de l’OIF, comprenant une participation à des rencontres littéraires, salons et foires.

D’une prime de 10 000 euros, le « prix des Cinq continents », créé en 2001, permet de mettre en lumière des talents littéraires reflétant l’expression de la diversité culturelle et éditoriale en langue française sur les cinq continents.

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