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Wole Soyinka: L’écrivain déchire sa carte verte, la toile s’enflamme !

Wole SoyinkaA la veille de la dernière présidentielle américaine, Wole Soyinka avait promis déchirer sa « Green card », permis de résidence aux USA, si Donald Tump remportait l’élection.

Eh bien, l’écrivain nigérian et prix Nobel de littérature aurait tenu sa parole, à en croire l’AFP qui rapporte que Soyinka avait confirmé le 1er décembre dernier avoir jeté sa carte verte américaine.

« Je l’ai déjà fait. (…) J’ai fait ce que j’ai dit que je ferai », a déclaré l’écrivain à l’AFP à Johannesburg, en marge d’une conférence sur l’éducation. « Ça me faisait horreur de penser à ce qui allait se passer avec Trump » à la Maison-Blanche, a ajouté Wole Soyinka.

A souligner que l’écrivain et enseignant dans les universités américanises, avait déjà fait part de son hostilité au milliardaire, notamment en raison des positions de ce dernier sur l’immigration
« Quand j’ai fini (mes cours), j’ai jeté la carte et je me suis réinstallé » de façon permanente au Nigeria, a-t-il poursuivi.

Une information qui a suscité des centaines de commentaires sur Twitter. Selon plusieurs internautes, rien ne prouve qu’il a vraiment tenu sa parole faute de preuves de son acte.

« Attendez, vous l’avez vu vous la jeter ? », demande un internaute. « Je veux le voir pour le croire », répond un autre. « Il n’avait qu‘à me la donner ! ». Voilà quelques commentaires recueillis sur le compte Twitter de Wole Soyinka.

« Beaucoup accusent également Wole Soyinka d‘être déconnecté de la réalité des 180 millions de Nigérians, pour qui les Etats-Unis restent un Eldorado pour poursuivre leurs études ou être soignés dans de bonnes conditions,  dans un pays où l‘électricité manque et le système universitaire est en faillite », ajoute notre confrère Africanews.

« Je n’ai pas de mal à recevoir des critiques. Mes étudiants m’ont régulièrement demandé des comptes sur mes idées », a répondu l’écrivain à un journaliste local, cité par la même source, qui demandait si cette émotion ne venait pas du fait que c‘était la première fois que sa parole était remise en cause par un grand nombre de personnes au sein de la société nigériane.

Wole Soyinka, 82 ans,  est un écrivain Nigérian engagé. Dans les années 60, il a passé 22 mois en prison pendant la guerre d’indépendance du Biafra et en 1994, il a été contraint à l’exil après avoir été condamné à mort pendant la dictature de Sani Abacha.

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