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Afrique: Le Maroc en pleine ère de la révolution Open Data ?

open-dataCe millénaire signe une nouvelle révolution pour l’Afrique une fois de plus. Les gouvernements africains, se font reprocher leur manque de transparence dans leurs gestions des affaires publiques selon les observateurs.

Suivant le pays, l’opacité s’éclaircit du fait de l’existence des « données ouvertes ». L’ouverture des données publiques en Afrique est une première qui oblige ainsi les gouvernements à rendre compte à leur population sur leurs budgets notamment.

Ces initiatives des citoyens africains pour la transparence sont soutenues par les instances supra-régionales, comme la Banque africaine de développement (BAD), ou par des organismes privés, telle la World Wide Web Foundation.

Les informations collectées par les organismes publiques sont mises à la disposition de tous les citoyens sur des plateformes libres.

Les premiers pays à s’y mettre sont le Kenya, le Ghana ou le Maroc à travers la plateforme www.data.gov.ma disponible depuis 2011 et mis à jour en 2014.

En ce qui concerne les pays francophones, le Burkina Faso en est le premier. La Sierra Leone tente de relever ce même défi et permettre un accès aux données dans les zones rurales.

Toujours dans cette optique, la Banque africaine de développement (BAD) lance en 2012 l’initiative Autoroute Africaine de l’Information (AIH, en anglais).

A travers cette initiative, elle permet la mise en ligne par tous les états africains (sauf l’Éthiopie et de l’Érythrée) d’infrastructures pour une symétrie d’information.

« Les installations en Libye, en Centrafrique et en Somalie n’ont pas encore eu lieu en raison des problèmes logistiques », a expliqué Louis Kouakou, directeur du département statistique de la BAD.

En réalité, la plateforme « Open data » de la Banque africaine de développement va dans l’intérêt des Etats africains eux même qui n’ont besoin de fournir aucun effort.

Mais au Maroc, pays pionnier de l’ «open data », la nouvelle constitution de Juillet 2011 issue du printemps arabe, dispose dans son article 27 : « Les citoyennes et les citoyens ont le droit d’accéder à l’information détenue par l’administration publique, les institutions élues et les organismes investis d’une mission de service public (…) ».

A la suite cela, le 27 novembre 2012, c’est le Conseil national des technologies de l’information et de l’économie numérique, sous la présidence du chef de gouvernement, qui a inclut l’open data dans le programme e-Gouvernement.

« Le Maroc fait partie de la liste des 50 meilleurs pays en termes de publication des données publiques », affirme Sarah Lamrani, directrice de  pilotage du programme e-Gouvernement du Maroc.

Elle ajoute : « On peut se permettre de dire que cette progression est le fruit de la réussite de cette politique mais il faut d’avantage développer le concept de l’open Data et pousser d’avantage les administrations et les établissements publics à publier leurs données »

Par contre, ils rencontrent quelques petites difficultés techniques et un regard méfiant de la part des politiques qui craignent l’ingérence dans leurs affaires personnelles.

L’open data nécessiterait donc une étroite collaboration entre pouvoirs politiques et organismes indépendants. « L’open data nécessite une collaboration entre pouvoir politique et organismes indépendants, Il faut respecter les demandes des citoyens, tout en prenant garde au caractère confidentiel de quelques documents », explique Sarah Lamrani.

Toujours au Maroc, l’association SimSim a utilisé une liste de députés diffusée sur la plateforme  du gouvernement pour créer une base de donnés www.nouabook.ma. Cette plateforme participative permet à chaque citoyen marocain de poser des questions aux députés et d’avoir des réponses. Tout ceci se fait en ligne en ligne.

Plusieurs autres projets de développement d’applications sont en cours pour la fluidité des informations dans le pays. Ces initiatives permettent notamment à la population de se rapprocher de l’administration et impacter l’action publique.

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