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Africa Top Success Awards: votez pour Patrice Talon

TalonSobriété, discrétion, austérité, voilà les trois mots qui résument la gouvernance du Bénin sous Patrice Talon, investi à la tête du pays le 06 avril 2016 à Porto-Novo au second tour de la présidentielle du 20 mars 2016.

Tout au long de la campagne électorale, Talon a promis rompre avec les vielles méthodes de ses prédécesseurs dont Boni Yayi. Une fois élu président de la République, la « rupture » tant promise par M Talon, s’est fait sentir à tous les niveaux : réduction du train de vie de l’Etat, abrogation de décrets controversés pris par l’ex-président Boni Yayi, suppression d’institutions jugées budgétivores, définition d’un nouvel organigramme type des ministères avec suppression de plusieurs postes, annulation de concours frauduleux, sans occulter le retour de la filière coton au secteur privé avec la fin des subventions de l’Etat.

Même si des voix se sont élevées récemment pour dénoncer une politique de « deux poids deux mesures » du Chef de l’Etat béninois, avec à la clé des nominations clandestines de ses proches aux postes, des observateurs avisés de la scène politique soutiennent en revanche une politique de « the right man at the right place » de Talon. L’homme qu’il faut à la place qu’il faut, c’est bien la logique dans laquelle il inscrit la réduction des membres de son gouvernement à 21 ministres.

Patrice Talon est également apprécié par la force de son caractère. Personnalité complexe à cerner, il est à la fois méthodique, fin stratège, affable, séducteur mais aussi méfiant. Il tient beaucoup à son image qu’il aime soigner à tout prix, ses déclarations sont rares, et il pèse bien ses mots avant de les faire sortir.

Un contraste avec son prédécesseur Boni Yayi, qui médiatisait la moindre de ses activités. Ce dernier qui avait accusé son successeur en 2012 et 2013 de tentative d’empoisonnement et de coup d’Etat. Deux affaires qui ont sérieusement affecté Patrice Talon, qui sera lavé de tout soupçon après avoir été arrêté puis libéré sous caution.

Des démêlées judicaires qui ont beaucoup marqué le parcours politique du locataire du palais de la Marina, dans la mesure où elles ont fait de lui, un héros qui a su résister aux « manipulations » de tout genre, mais aussi forgé sa personnalité et fait de lui le numéro un du Bénin. En mai dernier, quand il reçoit le richissime homme d’affaires nigérian Aliko Dangote, c’est dans la plus grande discrétion.

A souligner que Talon a toujours mêlé la politique et les affaires. Dès 1991, il soutient financièrement Nicéphore Soglo lors de l’élection présidentielle. En 1995, à l’occasion des législatives, il finance plusieurs partis politiques. Une méthode qu’il répétera élection après élection. En 2006, il a même soutenu Yayi Boni.

Avant de présider aux destinées du Bénin, Patrice Talon a été et « demeurera » un homme d’affaires très puissant et prospère. Il a fait fortune dans la filière d’intrants agricoles dans les années 1980 puis de l’égrenage du coton au Bénin au cours des années 1990 et 2000.

Même s’il s’est retiré de la gestion de la myriade de sociétés qu’il contrôlait, Patrice Talon garde tout de même un œil sur ce qu’il a bâti au prix d’énormes sacrifices.

Son patrimoine qu’il a eu à déclarer récemment, s’évalue à 400 millions de dollars. « Convertir une telle somme en F CFA, peut réveiller un mort », s’est amusé un économiste béninois.
Le célèbre magazine américain Forbes le classe parmi les 15  grandes fortunes d’Afrique subsaharienne francophone.
Revenant à  son parcours, eh bien on ne s’en lasse jamais car il est simplement épatant.
C’est à Abomey que Patrice Talon a vu le jour le 1er mais 1958. Mais c’est à Porto-Novo qu’il a grandi. Son père est un cheminot originaire de Ouidah et sa mère est d’Abomey.

Titulaire d’un baccalauréat série C qu’il a obtenu  à Dakar, il poursuivra ses études universitaires dans la même capitale sénégalaise. Après deux ans à la faculté de Dakar, Patrice Talon réussit le concours de pilote de ligne d’Air Afrique.

Il se rend en France pour poursuivre sa formation mais est recalé de l’École nationale d’aviation civile (Enac), située à Toulouse pour « inaptitude moteur », à la suite d’une visite médicale. C’est donc avec un simple DEUG de mathématiques en poche qu’il se lance dans l’importation des intrants pour la culture du coton dans les années 1980.

Les affaires, c’est dans son ADN. L’on ignorait que ses petits trafics de pièces détachées au Nigeria lui ouvriraient très rapidement les bonnes portes. C’est ainsi qu’il entre en 1983 dans l’activité de négoce des emballages et des intrants agricoles. Il crée en 1985 la Société de distribution intercontinentale (SDI), qui fournit des intrants agricoles aux producteurs de coton. Et aujourd’hui, il est surnommé le « roi du coton ».

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