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Africa Top Success Awards: votez pour Uhuru Kenyatta

Uhuru-kenyattaLe président kenyan, Uhuru Kenyatta demeure l’un des dirigeants dont l’Afrique peut être fier. C’est l’une des valeurs sûres du continent en termes de gouvernance. Apôtre du panafricanisme, il se dit convaincu que l’Afrique peut se développer sans recourir à l’aide extérieure.

Pour Uhuru Kenyatta, le continent regorge d’énormes ressources naturelles et un capital humain important pour s’auto développer. Dénonçant le néocolonialisme, il combat rigoureusement ce qu’il appelle le « syndrome du sauveur blanc ».

Devenant le 4è président du Kenya le 9 avril 2013, et ce 50 ans après son père, Uhuru Kenyatta soutient que l’émancipation de l’Afrique repose sur les échanges entre Etats africains même si le continent établit des liens avec d’autres pays étrangers.

L’homme demeure également celui qui croit fermement que les jeunes et les femmes ont leur mot à dire dans la gestion des affaires du pays. Pour ce dernier, les gouvernements africains doivent exploiter le potentiel des femmes et des jeunes de leurs pays et donner plus de voix à leur peuple.

Pour juguler la crise économique qui n’épargne aucun pays dans le monde, Kenyatta n’hésitera pas à prendre des mesures d’austérité en réduisant le train de vie de l’Etat. C’est ainsi qu’en 2014, il a fait baisser son salaire de 20% mais aussi celui de son vice-président William Ruto. Idem pour les ministres qui gagneront désormais 10% de moins.

Intransigeant sur la question de l’homosexualité, une pratique illégale dans 36 des 54 pays d’Afrique, le chef d’Etat Kenya se montre clair et net : pas de place pour l’homosexualité au Kenya. Même les arguments de Barack Obama, son  homologue des Etas Unis, n’ont pas réussi  à le faire fléchir sur les droits des homosexuels.

Mais, qui est véritablement Uhuru Kenyatta ?

C’est le fils de Jomo Kenyatta, premier président du Kenya qui a gouverné le pays entre 1964 et 1978. D’ethnie kikuyu, il est né le 26 octobre 1961 à Nairobi, la capitale. Il suit des études en sciences politiques. Son avènement au pouvoir a été l’un des plus spectaculaires dans le monde, car ce fut le tout premier chef d’Etat d’Afrique en exercice à comparaitre devant la Cour pénale internationale (CPI), pour  « crimes contre l’humanité », commis lors des violences post-électorales de la présidentielle de 2007. Et ceci, seulement un an après son accession à la magistrature suprême en reversant Raila Ondinga au premier tour de la présidentielle du 4mars 2013.

C’est précisément le 8 octobre 2014, qu’il a comparu premièrement devant la procureure de la CPI, Fatou Bensouda. Après moult reports de son audience, cette dernière annoncera le 05 décembre de la même année, l’abandon des charges contre le président du Kenya. Motivant sa décision, Mme Bensouda a expliqué ne pas avoir assez de preuves « pour prouver, au-delà de tout doute raisonnable, la responsabilité criminelle de M. Kenyatta ».

A signaler que la CPI a tout de même dénoncé une « série d’obstacles majeurs » à l’enquête, notamment de « vastes initiatives concertées pour harceler, intimider et menacer » les témoins.

Alors qu’il était ministre des collectivités locales, il s’est présenté en 2002 à l’élection présidentielle à l’issue de laquelle il sera battu par Mwai Kibaki. Il devient alors le chef de l’opposition. Mais, contre toute attente, il soutient la réélection du président Kibaki et retrouve alors son poste au gouvernement, un poste qu’il occupera jusqu’à sa nomination en avril 2008 comme vice-président. Et c’est en 2012 que la CPI le met en examen pour crimes contre l’humanité.

Même si le mandat d’Uhuru Kenyatta est par ailleurs marqué par des scandales de corruption et une croissance économique moins élevée, le Kenya demeure la première économie en Afrique de l’Est avec un taux de croissance de 5.4% en 2014.

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