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Union africaine: Dlamini-Zuma quitte l’organisation la tête baissée

Nkosazana-ZumaPeu de gens regrettent le départ de Nkosazana Dlamini-Zuma, la présidente de la Commission de l’Union africaine. La Sud-africaine tire sa révérence le 02 février prochain à la tête de l’organisation avec un bilan « controversé ».

Des voix s’élèvent pour dénoncer son manque de courage politique, son désintérêt, son absence de vision, sa diplomatie sélective, etc.

Peu de résolutions votées ont été appliquées sous son mandat. Un mandat  de quatre ans au bout duquel, elle s’est montrée absente de la résolution des crises qui secouent le continent.

Mme Dlamini-Zuma n’a jamais daigné se prononcer sur les crises post-électorales qu’ont connu plusieurs pays africains. Elle est restée muette notamment sur la situation au Mali, en Centrafrique, en Zambie.

« Depuis 2012, environ 1200 résolutions ont été adoptées par l’organisation continentale mais moins de 15% ont été appliquées », affirme Moussa Faki Mahamat, candidat à la succession de Dlamini-Zuma, ex-épouse de Jacob Zuma.

Par ailleurs, on lui reproche de faire ombrage à la réintégration du Maroc au sein de l’Union africaine.

Si son élection en 2012 (en tant que première femme à la tête de l’UA) a suscité un brin d’espoir à plus d’un titre, son mandat a été un échec cuisant, plombant ainsi l’organisation.

Sous sa présidence, lâche un fonctionnaire, « la commission est en lambeaux avec un personnel démotivé et une présidente désintéressée des problématiques africaines, plus soucieuse de sa carrière nationale en Afrique du Sud que de l’avenir du continent ».

« Ces quatre dernières années, elle a en effet été plus présente et assidue aux réunions de son parti qu’à celles de sa commission », note confrère Le Monde Afrique. On lui prête l’intention de prendre la direction de l’ANC en 2017 en vue de succéder à Jacob Zuma en 2019.

A rappeler que le successeur de Nkosazana Dlamini-Zuma doit être élu parmi cinq candidats, lors du 28e sommet des chefs d’État, les 30 et 31 janvier 2017.

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