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Lutte contre le Vih/sida: un nouveau médicament bientôt disponible au Kenya

 

antiretroviraux

Le Kenya va distribuer dès le mois prochain un nouveau médicament censé protéger les personnes séronégatives contre le sida indique un communiqué de presse publié le 16 mars.

Pre-exposure Prophylaxis, c’est le nom de ce médicament qui sera d’abord remis aux personnes présentant les risques les plus élevés de contraction du virus avant d’être accessible au reste de la population kényane, indique un communiqué de presse publié le 16 mars.Cette action fait suite à des études pilotes menées au Kenya et en Ouganda qui ont démontré que la prise de médicaments au moins une fois par jour pouvait réduire à plus de 96 % les risques d’infection du VIH.

Les principales cibles pour cette campagne que le Kenya s’apprête à lancer sont les couples sérodifférents, les personnes à partenaires sexuels multiples, celles atteintes d’infections sexuellement transmissibles ou encore les travailleurs du sexe.

Signalons que, depuis la découverte de l’infection à VIH jusqu’à ce jour, il n’existe aucun traitement pour guérir la pandémie du sida : une personne séropositive est séropositive à vie. Les différents traitements ont pour rôle tout simplement de bloquer l’évolution du virus dans l’organisme et de maintenir l’équilibre entre la présence du virus dans le corps et le système de défense de l’organisme.

Par ailleurs, ces traitements ne sont pas anodins ; ils peuvent provoquer des effets secondaires lourds tels que nausée, diarrhée, grande fatigue…Cependant, le début d’un traitement est lié à l’état du système immunitaire infecté et est donc adapté à chaque personne. Les traitements doivent être réajustés régulièrement par un médecin en fonction de l’évolution de l’état du patient.

À l’heure où le VIH est pratiquement considéré comme une maladie chronique, des équipes de chercheurs tentent toujours de trouver un remède pour cette infection qui frappe plus de 36 millions de personnes dans le monde. Les défis restent grands.

Depuis que la crise du sida avait éclaté, rien n’y faisait : les personnes contaminées par le VIH (virus de l’immunodéficience humaine) étaient atteintes de la maladie et en mouraient à tout coup.

Mais au début de l’année 1996, le tant attendu remède fit soudain son apparition : d’un coup, la trithérapie remettait sur pied les malades. Leur rendant la santé, elle allait leur permettre de vivre une vie pratiquement normale. Et faire de l’infection par le VIH une maladie chronique.Bien qu’efficace, la trithérapie ne guérit pas cette maladie. Le virus reste silencieux, inoffensif, invisible, bien caché ici et là dans l’organisme, dans ce qu’on appelle des réservoirs, mais si le patient arrête de prendre la médication, le virus se réveille et recommence ses dommages.

Chaque année, quelque 2,5 millions de personnes sont infectées par le virus du sida (VIH) dans le monde, un chiffre qui stagne de manière préoccupante depuis dix ans, pointe une étude publiée en 2016.

Cette analyse donne « une image inquiétante de la lenteur des progrès » pour réduire les nouvelles infections par le VIH, selon le Dr Haidong Wang, principal auteur de l’étude parue dans la revue médicale The Lancet HIV à l’occasion de la conférence internationale sur le sida à Durban (Afrique du Sud). L’épidémie a déjà tué plus de 30 millions de personnes sur la planète.

Source: fr.allafrica.com

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