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Franc CFA: faut-il le garder, en sortir ou le réformer ?

 

francs-cfaAlors qu’une réunion des ministres de la zone Franc CFA se tiendra à Abidjan en avril, et que les pays d’Afrique centrale ont échappé de peu à la dévaluation, plusieurs participants de l’Africa CEO Forum, dont la 5e édition se tient à Genève lundi 20 et mardi 21 mars, nous ont donné leur point de vue, mais aussi leurs solutions. Reportage.

Sortir du franc CFA ou le garder ? La question agitait jusqu’à Genève, lundi, les couloirs de l’hôtel Intercontinental où s’achève ce mardi soir la cinquième édition de l’Africa CEO Forum.

Un débat d’autant plus crucial que vendredi dernier, le président français François Hollande s’est dit, lors d’un entretien avec son homologue ivoirien Alassane Ouattara, « ouvert à toutes les propositions », laissant les dirigeants africains décider seuls de l’avenir de la monnaie.

Tout le monde attend donc avec impatience ce qui sortira de la réunion des ministres des pays de la zone Franc (divisée entre pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale) le 14 avril prochain à Abidjan.

Celle-ci interviendra alors qu’une dévaluation en Afrique centrale a été évitée de justesse en décembre dernier. La chute des cours du pétrole a sérieusement attaqué la santé économique des six pays de la zone.

Lesquels ont vu les fonctionnaires du Fonds Monétaire International (FMI) frapper à leur porte, avec la crainte de revivre une mise en coupe réglée à l’image de celle intervenue dans les années 80 et qui s’était soldée à l’époque par des réductions drastiques dans les dépenses publiques en matière de santé et d’éducation.

Le franc CFA n’est pas quelque chose de si mauvais car il permet de compenser les flux désavantageux
« Les pays de la zone CEMAC n’ont que deux mois de budget devant eux, ils ont perdu leurs avoirs extérieurs, ils ne peuvent plus couvrir leurs exportations et leurs dettes », rappelle Serge Thiémélé, managing partner chez EY à Abidjan.

Pourtant, comme Abdou Diop, associé gérant du cabinet Mazars, qui se présente comme « un fervent défenseur » du CFA, les participants interrogés soutiennent tous le principe de monnaie unique et militent pour son maintien.

Les points favorables ? Pour Serge Thiémélé, « le franc CFA n’est pas quelque chose de si mauvais car il permet de compenser les flux désavantageux. Tous les pays ne croissent pas à la même vitesse, n’ont pas le même commerce extérieur, la même balance des paiements… Lorsque la Côte d’Ivoire a eu des problèmes monétaires, c’est la solidarité régionale qui a joué et qui a fait que le pays n’a pas connu de crise monétaire ».

Et de regretter que la solidarité entre pays joue moins en….LIRE LA SUITE

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