Afrique Centrale, Cameroun

Le Cameroun n’est pas un héritage familial – SDF

SDF

Le Comité Exécutif National (NEC) du Social Democratic Front s’est réuni samedi à Soa, au domicile de son leader, Ni John Fru Ndi. Une journée marathon des travaux qui ont tourné essentiellement sur la crise anglophone et la préparation du prochain congrès national du parti. A l’issue des assises, le Chairman, Fru Ndi a donné un point de presse, question d’officialiser la position de la première formation politique d’opposition concernant la crise qui secoue les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest depuis bientôt cinq mois.

Evidemment, le SDF est opposé à la méthode jusqu’ici employé par le gouvernement pour résoudre ladite crise. « Le Cameroun appartient à chacun d’entre nous. Certains ne doivent pas se comporter comme si c’est un héritage familial. Il n’y pas d’ennemi dans la maison, mais des enfants du Cameroun », constate le parti.

Raison pour laquelle le parti créé le 26 mai 1990 exige la libération de tous les leaders anglophones incarcérés dans le cadre de cette crise. Et pour cause, explique le SDF, la crise n’est pas partie des revendications politiques, mais bien des revendications corporatistes (avocats, enseignants) pour de meilleures conditions de travail.

« Depuis sa création en 1990, le SDF a toujours pensé que le meilleur model développement social, économique et culturel, est le fédéralisme. En effet, le fédéralisme donne plus d’opportunités aux collectivités territoriales décentralisées dans la gestion de leurs propres affaires et leur destiné. Cette conviction s’appuie sur certains faits. On peut citer quelques Etats parmi les plus développés au monde comme les Etats-Unis, le Canada ou l’Allemagne qui pratiquent le fédéralisme. L’âge d’or du développement du Sud-Ouest du Nord-Ouest entre au Cameroun 1961 et 1972, peut aussi le témoigner », peut-on

Outre le retour au fédéralisme, le SDF demande une révision du système éducatif ; une révision du système judiciaire avec une attention particulière sur le Common Low, appelle à la libération sans condition des leaders arrêtés en particuliers les enseignants et les avocats ; exhorte le Chef de l’Etat à instruire la démilitarisation du Nord-Ouest et du Sud-Ouest et la création d’un dialogue franc et constructif.

Annoncé pour le mois d’avril, le prochain congrès national du SDF a été repoussé à une date ultérieure. A la question de savoir s’il sera candidat à sa propre succession et de fait, candidat à la présidentielle 2018, Fru Ndi a fait savoir qu’il répondra en temps opportun.

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