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Développement économique: quel rôle peut jouer la diaspora ?

DiaporaLe chiffre de deux milliards de dollars transférés en Algérie par la diaspora algérienne établie à l’étranger paraît faible en comparaison aux fonds transférés par les diasporas d’autres pays de la région Mena, alors que la diaspora algérienne est cinq fois plus nombreuse.

Il ne représente en réalité que 0,9% du PIB de l’Algérie en 2014, selon l’analyse de la Banque mondiale conçue pour examiner la nature de l’engagement des professionnels de la diaspora de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient dans le développement de leurs pays d’origine.

D’après la Banque mondiale, en 2015 la diaspora tunisienne a transféré 2,3 milliards de dollars (1 dollar = 0,9 E) vers son pays, le Maroc 6,4 milliards de dollars.

L’enquête précise par ailleurs que peu de pays de la région Mena travaillent à tirer parti de leur diaspora de professionnels et de travailleurs qualifiés, et peu de mécanismes sont en place pour faciliter le vaste rôle que peut jouer la diaspora.

Cela n’est cependant pas valable pour tous les pays. Depuis quelque temps, les choses ont commencé à changer pour l’Algérie, par exemple, un pays qui essaye de faire participer la diaspora à l’effort de développement économique. Il s’est engagé dans cette direction, en créant des conseils d’affaires élargis à la diaspora, y compris aux Etats-Unis ou des antennes de chambres de commerce (Caci), comme c’est le cas en France, un pays où la diaspora algérienne est forte de plus de cinq millions de personnes qui, il faut le dire, évolue dans un système d’économie de marché depuis des siècles. Et elle a beaucoup appris sur des questions aussi importantes que l’entreprise, la gestion, les contrats d’association, le partenariat…. Il est bien entendu que le potentiel économique et scientifique des 400 000 chefs d’entreprises et hauts cadres installés en France constitue une richesse pour l’Algérie et que celle-ci doit savoir en tirer profit.

La Caci France s’est fixé l’objectif ambitieux de multiplier ce chiffre de deux milliards de dollars de transferts de fonds par la diaspora par dix. Elle peut le faire, d’autant plus que la diaspora algérienne en France manifeste, en permanence, son intérêt pour le pays. Elle a confiance dans le soutien du pays. Kaci Ait Yala est le président de Caci France.

Il estimait dans une déclaration récente que l’Algérie est un modèle d’attractivité, elle dispose d’un potentiel énergétique inégalable, d’un coût de la main-d’œuvre extrêmement compétitif, d’une population socialement soutenue par une politique gouvernementale, à savoir la santé, la culture, le logement, le transport, l’instruction, la formation professionnelle, etc. et d’un territoire qui fait cinq fois la France.

Et de souligner que la Caci France, par son positionnement, par la qualité de ses membres et par son implantation de proximité, œuvrera sans relâche pour canaliser la manne financière et le savoir de notre diaspora en direction du pays.

Nous ambitionnons, disait-il, de construire, à terme, un véritable pont économique entre la France et l’Algérie, en mobilisant les 400 000 chefs d’entreprises et cadres de la diaspora algérienne et les entrepreneurs amis des deux rives et en impulsant une nouvelle dynamique de partenariat « gagnant-gagnant » entre les PME françaises et algériennes à travers des projets à haute valeur ajoutée.

Aujourd’hui, pas moins de 500 entreprises françaises se sont implantées en Algérie et génèrent plus de 140 000 emplois directs et indirects.

Source:www.reporters.dz

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