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La peau des ânes africains, le nouveau trésor des Chinois !

 

AneIvoire d’éléphants, cornes de rhinocéros ou écailles de pangolin, la médecine traditionnelle chinoise utilise des éléments très particuliers, dont les usages surprennent toujours.

Aujourd’hui d’ailleurs, elle s’est trouvée un nouveau remède miraculeux : la peau d’ânes ! Un pharmacien s’en défend d’ailleurs très bien : « Nous nous en servons pour produire un sirop qui s’appelle ejiao, nous explique un pharmacien de Pékin. Avec la gélatine qui se trouve dans la peau des ânes, nous fabriquons un tonic sanguin qui permet de soigner toutes sortes de maux comme l’anémie, la toux sèche ou les conséquences de la ménopause… Mais aussi l’insomnie ou la fatigue chronique. C’est un médicament que nous utilisons en Chine depuis de longues années ».

D’accord ! Sauf que l’utilisation grandissante des peaux d’ânes en médecine a eu pour conséquence de diviser par deux la population des quadrupèdes dans la région du Milieu, en Chine. Et pour ne pas épuiser leurs réserves, fait surprenant ou pas, les chinois se sont tournés vers l’Afrique pour obtenir de façon illégale de la viande et de la peau d’âne. Un trafic pour lequel l’ONG Donkey Sanctuary, a déjà tirer la sonnette d’alarme pour interdire ce commerce qui voit disparaître l’espèce en Afrique. Mais visiblement les africains semblent intéressés par ce business, puisqu’ils n’ont pas tardé à s’organiser en gang pour s’emparer du marché.

À ce jour, le Botswana et le Kenya ont, eux, déjà franchi le pas et exportent désormais en toute légalité leurs peaux vers la Chine. La Namibie doit ouvrir prochainement un abattoir pour traiter localement les peaux et la viande, avant de les envoyer en Asie. L’Afrique du Sud, elle, a interdit cette année les offres de vente d’ânes afin d’en réduire le massacre, même si dans la province du Nord-Ouest, qui compte la plus importante population d’ânes d’Afrique du Sud, les autorités ont commencé à négocier un accord d’exportation de la peau et de la viande d’âne avec la province chinoise du Henan pour anticiper la contrebande.

Bien entendu, la Chine se défend de ce trafic. « Aucune entreprise chinoise n’importe officiellement de peaux d’ânes d’Afrique du Sud », a assuré l’ambassade de Chine dans un communiqué paru en janvier. Bien sûr !

Source:negronews.fr

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