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Cameroun: Festival du Cinéma de Bafoussam

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Les rideaux se sont refermés le weekend dernier sur la cinquième édition du festival international du cinéma indépendant de Bafoussam. Mention honorable pour le comité d’organisation qui a désormais le regard rivé vers la 6e édition en 2018.

Comme à l’ouverture le 24 mars 2017, la salle de banquet des services du gouverneur de la région de l’Ouest a accueilli samedi dernier, 1er Avril 2017, la cérémonie officielle de clôture de la cinquième édition du festival international du cinéma indépendant de Bafoussam (FICIB). Plusieurs temps forts ont marqué cette cérémonie de clôture. De la projection du meilleur scenario à la remise des distinctions, les convives étaient pleins aux As. Des vives émotions qui ont immédiatement dissimulées les rides du retard du démarrage de la cérémonie. Tout débute en fait par les civilités d’usage. La présidente du comité d’organisation s’est faite l’honneur de prendre la parole à l’ouverture pour les souhaits de bienvenue à ses convives, tout juste après l’exécution du refrain de l’hymne national du Cameroun. C’était l’occasion une fois encore pour Alvine Kouambo de présenter davantage ce projet qui poursuit son bonhomme de chemin depuis 5ans dans cette cité, métropole régionale de l’Ouest.Pour le compte de cette cinquième édition, le Ficib, en plus de ses rubriques habituelles dont les caravanes de projection dans les grands carrefours de la ville et projections au village du festival, les séances de formation ou la mini foire d’exposition dans l’enceinte de la délégation régionale du tourisme qui servait du site cette année, a innové par un concours de l’écriture de scénario, concours qui était ouvert aux jeunes des établissements scolaires de la ville. Ce concours a été remporté par les élèves du lycée bilingue de Bafoussam rural qui ont su convaincre le jury. En une semaine, ce scénario a été réalisé et diffusé en salle au cours de la soirée de gala. Une projection qui a suscité beaucoup d’admirations et d’acclamations.

C’était tout simplement fabuleux de voir des jeunes enfants s’appliquer autant. Et surtout mettant en vitrine des problèmes de société en prônant par la même occasion la culture du bilinguisme. C’est l’histoire d’une jeune fille « androïde » qui refuse de faire cours d’anglais, se moquant à la limite des enseignants parce que papa est ministre de la République. Après son école, elle postule dans une entreprise de renom. Mais malheureusement, le titre du père ne lui servira à rien, puisqu’il fallait être parfaitement bilingue pour exercer. C’est ainsi qu’elle se trouve dans l’obligation de se rabaisser et reprendre le chemin des cours pour l’apprentissage de la langue anglaise. Elle y parviendra grâce à l’effort et à l’humilité. Une très belle leçon pour la jeunesse.L’administration réitère son soutien

Il y avait au total 24 films en compétition pour le compte de cette 5e édition du Ficib, huit trophées mis à prix pour six prix décernés au finish. Ainsi, la silhouette d’or du meilleur long métrage a été remportée par le réalisateur EGBE ASHU grâce à son film « volte face ». « Onguené » de Ghislain Towa s’en est tiré avec la silhouette de meilleur court métrage. Cependant, la silhouette d’or du meilleur documentaire est revenue au réalisateur Hervé Mabou dans « lieu sacré chez les bantou ». La silhouette d’or de la meilleure interprétation masculine a été remportée Wakeu Fogaing dans « le revers de la haine », pendant que « effet boomerang » de Noëlle Kenmoe remporte le prix de la meilleure interprétation féminine. Dans la même foulée de ces distinctions, l’on note celle remportée par Alphonse Béni. Il s’agit du prix spécial du jury. Ces différents prix ont été remis dans uneambiance bon enfant, en présence des autorités administratives, avec en première loge, l’inspecteur en charge des services déconcentrés auprès des services du gouverneur, représentant personnel du gouverneur empêché. Dr Pamè Roland a saisi la perche pour transmettre au comité d’organisation toute la sympathie de la haute administration qui met tout en œuvre pour que ce projet puisse atteindre son apogée.

Placé cette année sous le thème : « Le numérique, ses enjeux pour le cinéma et l’audiovisuel africain : comment l’Afrique peut-elle capitaliser l’apport du numérique en conservant ses valeurs ? », le Ficib, idée originale de l’association Ereca (écran pour le renouveau du cinéma africain), aura connu une avancée notoire. Il est placé sous le haut patronage du ministère des arts et de la culture. La présence de madame le délégué régional des arts et de la culture de l’Ouest à la cérémonie de clôture était remarquable. Elle qui aura apprécié à juste titre les différentes prestations. Les regards sont tournés vers 2018 pour la 6e édition.
Source:fr.allafrica.com

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