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RDC: le Premier ministre Samy Badibanga a démissionné

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Le Premier ministre de la République démocratique du Congo (RDC) Samy Badibanga a démissionné ce vendredi 7 avril 2017. Son successeur devrait être nommé par le président Joseph Kabila, ce jour, comme il l’a annoncé mercredi 5 avril, dans son discours à la nation. Alors que la Majorité présidentielle (MP) juge le bilan de l’ex-Premier ministre positif, l’opposition la plus radicale de RDC ne lui en trouve aucun.

André-Alain Atundu, le porte-parole de la majorité présidentielle pense que Samy Badibanga « a grandement contribué dans le processus de la normalisation de la vie démocratique en rendant effectif l’accord du 18 octobre, déjà, et en rassurant la population congolaise que l’Etat était pris en charge par un gouvernement responsable et légitime, qui aurait pour tâche essentielle de veiller au financement par le gouvernement du processus électoral et à améliorer la situation sécuritaire et sociale de nos populations ». « Sur ces deux plans-là, on peut dire, sans crainte d’être contredits, qu’il a adéquatement, convenablement, rempli sa mission », a-t-il conclu.

« Badibanga n’a pas eu de bilan »

Après le départ du Premier ministre Samy Badibanga, l’opposition la plus radicale, quant à elle, ne lui trouve aucun bilan. Jean-Bertrand Ewanga, secrétaire exécutif de l’Alternance pour la République et membre du Conseil des sages du Rassemblement des forces acquises au changement, précise : « Badibanga n’a pas eu de bilan parce qu’il n’a signé aucun décret, il n’a pris aucune initiative d’un chef de gouvernement qui peut arriver à résoudre les problèmes sociaux de notre population ». « Il faut dire que c’était un séjour malheureux pour lui. Et je crois que l’expérience de débauchage a démontré, pendant la deuxième République, que le résultat a toujours été un fiasco », a-t-il souligné. Jean-Bertrand Ewanga estime que « monsieur Kabila et son ancienne majorité doivent s’inscrire dans la logique de la mise en œuvre de l’accord qui est aujourd’hui la source de la légitimité de la légalité pour les institutions et leurs animateurs ».

Le président de la RDC devrait choisir ce vendredi 7 avril 2017 son Premier ministre parmi trois candidats proposés par le Rassemblement. Mais, selon l’accord de la Saint-Sylvestre, le nouveau Premier ministre devait être désigné par le Rassemblement. Ce choix entre plusieurs candidats, imposé par la MP au Rassemblement, est donc, pour l’opposition, un échec.

Source:www.rfi.fr

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