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Musique: Batuk, inclassable groupe sud-africain

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Le trio sud-africain défend sur scène une musique libérée, mêlant transe, house et slogans provocateurs. Impossible de coller une étiquette à ce groupe bourré d’énergie.

Après un concert fiévreux à guichets fermés au Badaboum, scène montante de l’électro à Paris, Batuk savoure un instant de répit près des loges.

Carla Fonseca, la chanteuse du groupe, crâne rasé et salopette, sirote une pinte de bière sans chercher à cacher son bonheur. Malgré la barrière de la langue (presque tous les titres interprétés sur scène étaient en portugais), le public français a sué à grosses gouttes et scandé en chœur les refrains engagés du trio, souvent sans les comprendre.

Nous, la génération post-apartheid, on peut faire ce qu’on veut, donc on ne s’en prive pas

C’est peut-être ça la magie de Batuk, s’affranchir des frontières par-delà les langues, en misant sur une afro-house libératrice. « Nos grands-parents, nos parents n’ont pas eu l’opportunité de faire ce qu’ils désiraient… Nous, la génération post-apartheid, on peut faire ce qu’on veut, donc on ne s’en prive pas », commente Spoek Mathambo, tête pensante à l’origine de la création du groupe. « Let’s get the party on! » (« faisons la fête ! ») résume Aero Manyelo, DJ et troisième membre du trio avec un rire communicatif.

Sa popularité, Batuk l’a acquise au culot, en pulvérisant les codes. La chanteuse est d’abord une comédienne, formée à l’art dramatique à l’université du Cap. « C’est Spoek qui a su discerner mes qualités et m’a convaincue de me lancer dans ce projet », se souvient-elle.

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